mardi, 06 juin 2006
Un classique à découvrir
Thérèse Desqueyroux de François Mauriac![]()
Thérèse a essayé d'empoisonner son mari, mais son plan a échoué. Pour étouffer le scandale, le mari témoigne en sa faveur et le procès aboutit à un non-lieu. Dans l'intimité, l'époux cherchera à se venger en la séquestrant, puisqu'il ne peut la supprimer. Emprisonnée, chez-elle, Thérèse aura donc tout son temps pour penser.
Malgré un début lent, j'ai beaucoup aimé cette histoire empreinte de tension et de folie. J'ai eu l'impression de retrouver une ambiance semblable à celle de Kamouraska d'Anne Hébert mais en mieux... Les mêmes délires dans les pensées de l'héroine, la même angoisse face aux événements qui s'annoncent. Mais François Mauriac a mieux réussi à m'émouvoir.
Même s'il est difficile de trouver Thérèse attachante, on ne peut que sympathiser face à son sort, qu'être sensible à sa difficulté d'éprouver des sentiments envers les autres, que la plaindre de son incapacité à aimer, tout simplement.
Un beau moment de lecture qui m'a permis de découvrir un grand classique de la littérature française!
4/5
22:10 Publié dans Classiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
Pas lu, donc pas d'avis. :-D
Mais la mention d'Anne Hébert ne m'incite guère...
Écrit par : Cuné | mercredi, 07 juin 2006
Il est dans ma bibliothèque des livres non lus. Un jour peut être d'autant que ta critique est encourageante :-)
Écrit par : Lhisbei | mercredi, 07 juin 2006
Ah mais non Cuné! La mention d'Anne Hébert devrait t'inspirer car je dis que c'est meilleur. Je n'ai pas beaucoup aimé Kamouraska. En fait j'ai 10 fois plus aimé Mauriac. Au contraire, ma critique devrait t'encourager si tu n'as pas aimé Anne Hébert.
Lhisbei, je te le dis, ça vaut vraiment la peine de prendre le temps de le lire. Surtout que c'est un petit livre, même pas 200 pages si je me souviens bien.
Écrit par : Frisette | mercredi, 07 juin 2006
Pour moi aussi ce fut une très belle découverte et un très bon moment de lecture!!
Écrit par : elfe | jeudi, 08 juin 2006
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