jeudi, 14 septembre 2006
Un roman écologiste!
Le monde du bout du monde de Luis Sepulveda![]()
J'ai tout simplement adoré ce roman, particulièrement à cause des valeurs qui y sont présentées.
Un journaliste né au Chili, mais qui a dû fuir sous le règne des dictateurs, revient dans son pays natal pour un article qu'il doit écrire sur le massacre des baleines chaudron ainsi que d'autres espèces marines. Il croyait avoir fait le deuil du pays de ses origines mais tout au long du roman, il découvrira que tout cela n'était qu'illusion.
Ce roman en est un d'émotions, malgré l'absence de poésie de l'écriture. On sent que l'écrivain aime son pays, malgré tout ce qui a pu s'y passer. On perçoit, chez le journaliste, un attachement quasi oublié face à sa patrie. Il réussit aussi très habilement à nous faire partager ses valeurs face à la sauvegarde des ressources planétaires, que des capitalistes à outrance méprisent et bafouent impunément. Bref, c'est un incontournable pour tout écologistedans l'âme.
L'auteur a aussi réussi à me faire réaliser que l'idée que je me faisais du Chili était bien à côté de la réalité. Je ne sais trop pour quelle raison, j'avais une impression de pays chaud, comme ceux situés près de l'Équateur. Rien n'est plus faux... En fait, côté climat, le Chili semble beaucoup se rapprocher de ce qu'on connait ici au Québec.
Mais le récit n'a pas que des qualités. Il peut être très ardu à comprendre par la multitude de noms de lieux qui sont mentionnés, lorsqu'on suit l'itinéraire du voyage. Un coup d'oeil sur la carte, nous fait comprendre que l'écrivain n'a pas pu faire autrement. Cette région du globe regorge d'îles et de canaux. Il faut aussi avoir une certaine connaissance du vocabulaire lié à la navigation si on veut bien saisir les subtilités de l'histoire.
Mais c'est tout de même une histoire sublime! Voici d'ailleurs un court extrait que j'ai particulièrement apprécié. On y parle du Finisterre, le bateau qui a découvert le massacre.
"N'oubliez pas de mentionner le Finisterre. Les bateaux qui ont le goût de l'aventure deviennent amoureux des mers d'encre et ils aiment naviguer sur le papier."
Charmant non?
4.5/5
22:31 Publié dans Romans contemporains | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



Commentaires
Ah ! Je ne connais pas, ça me tente ! Et puis vraiment, j'adore les couvertures du Métailié. Tu as vu comme ça "claque", leurs couleurs, la luminosité ?
Écrit par : Cuné | vendredi, 15 septembre 2006
Ah, Sepulveda est un auteur que j'adore depuis "Le vieux qui lisait des romans d'amour". Mais j'aime aussi ses récits plus politiques, notamment "Une sale histoire" qui est un recueil de chroniques qu'il faisait pour un journal et qui aborde plein de sujets. Mais celui dont tu parles me fait bien envie aussi. Enfin.... on verra ça après la entrée littéraire...
Écrit par : Cathe | vendredi, 15 septembre 2006
Obni avait fait une critique superbe de ce roman sur mon blog, et je l'ai donc lu peu de temps après. Mais je ne sais pas pourquoi, je n'ai aps réussi à accrocher à cette histoire. Par contre, je garde un souvenir très ému du "vieux qui lisait...".
Écrit par : Laurence | samedi, 16 septembre 2006
Je n'ai pas lu "Le vieux qui lisait..." mais ça fait bien longtemps qu'il fait partie de ma LAL. Parler de ce livre m'a d'ailleurs donné envie de me retremper dans l'atmosphère de Sépulveda.
Cathe - Je note le titre que tu suggères. Ça a l'air intéressant.
Cuné - Je suis tout à fait d'accord avec toi. Les couvertures sont superbes!
Écrit par : Frisette | dimanche, 17 septembre 2006
Bonjour,
me revoisi sur ton site... J'aime beaucoup Sépulveda. J'avais lu, à sa parution, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, et cela m'avait passionné. Si ce livre est aussi bien écrit et aussi prenant, je l'achète immédiatement!
Écrit par : Anne-Sophie | mardi, 19 septembre 2006
Je ne peux malheureusement pas comparer Car je n'ai pas lu "Le vieux qui lisait" mais je peux t'assurer que le titre dont je parle est vraiment très bien. :)
Écrit par : Frisette | mardi, 19 septembre 2006
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