dimanche, 06 avril 2008

Quand le passé est garant du futur

Les Amants de Mort-Bois d'Aimée Labergee3cdd6aedf1551f3eafd18eb11129123.jpg

Mort-Bois est un village fictif du Témiscouata, une région éloignée du Québec sans l'être autant que d'autres. Un village fictif certes mais tout de même très ressemblant dans tout ce qui touche la réalité, le quotidien et le vécu des gens habitant en région. C'est aussi un roman où la nature est très présente, d'ailleurs les descriptions qu'en fait l'auteure sont sublimes et empreintes de poésie tout en étant aussi rudes que le climat.

L'intrigue repose principalement sur une famille aisée mais pas sans tache. En effet, la vie dans la famille du docteur n'est pas très rose. Entre une mère instable qui disparait sans laisser de trace et un père absent, qui fuit ses responsabilités et qui vit avec son amante plutôt qu'avec sa famille, les quatre rejetons Maloney n'ont pas la vie facile. Rose l'ainée doit prendre la famille en charge et la deuxième de la famille choisit de s'évader dans les bras de son amoureux, sans réfléchir aux conséquences. Quant aux deux derniers, ils sont tout simplement laissés à eux mêmes. Sur une période d'environ six mois nous suivrons donc cette famille jusqu'au moment où celle-ci subit un grave coup du sort. Au fil du récit, nous serons amenés à comprendre ce qui les a menés à cette fin, dans une certaine mesure inéluctable. D'ailleurs, l'auteure réussit habilement à présenter l'historique de la famille en utilisant judicieusement les retours en arrière.

Au final, je ressors de ce roman avec une impression mitigée. J'ai été charmée par certains aspects de l'intrigue, par la poésie de la plume mais en même temps, j'ai été déçue par la brièveté du récit. Alors que certains aspects sont bien développés, parfois même un peu trop, d'autres sont brutalement amenés et conclus. J'ai donc été déstabilisée par la construction du récit, surtout par le dénouement abrupt qui m'a laissé plus de questions que de réponses.

3/5

Commentaires

Je ne sais pas si j'ai le goût de ça pour le moment... on dirait que c'est le festival des horreurs au boulot présentement... ça me suffit dans le registre "enfants qui ont de la misère". Pourtant, les descriptions poétiques sont tentantes!

Ecrit par : Karine | lundi, 07 avril 2008

Tu as bien raison d'attendre. C'est un livre qu'il faut lire avec une humeur appropriée. Je suis loin d'être convaincue que sa poésie m'aurait touchée si les circonstances avaient été différentes...

Ecrit par : Frisette | jeudi, 10 avril 2008

J'ai lu ce roman qui m'a laissé un arrière-goût d'amateurisme. L'auteure ne possède pas encore l'art romanesque. Par contre, j'ai bien aimé sa démonstration des conséquences d'une éducation carencée. Les enfants laissés à eux-mêmes ont des comportements qui ne peuvent que les détruire. En fait, ce roman est un appel aux parents pour qu'ils exercent leurs responsabilités. De Polo.

Ecrit par : Paul-André Propulx | vendredi, 22 août 2008

Ecrire un commentaire