lundi, 18 mai 2009

Une amitié qui a su résister au temps

L’Église des pas perdus de Rosamund Hadeneglise pas perdus.jpg

En Afrique du Sud, la découverte d’ossements humains dans un coin isolé du veld est l’élément déclencheur d’une série de souvenirs pour Catherine King, une propriétaire terrienne ainsi que pour Maria, son amie noire.  Les souvenirs reculent loin dans leur enfance, au début du siècle, puis dans les années 40, alors que Catherine revient à Hébron (sa ferme), devenue la propriété de Tom Fyncham et de sa femme Isobel.  Peu à peu, Rosamund Haden peindra la toile des événements qui relient les ossements aux différents protagonistes, en nous révélant les indices au compte-gouttes et en gardant les éléments clés, qui donnent tout leur sens au tableau, pour la fin.

J’ai beaucoup aimé la construction de ce roman - l’alternance entre le passé et le présent - même si ce n’était pas toujours facile à suivre, particulièrement lors des changements de narrateur.  Mais surtout, le principal attrait de cette histoire c’est la grande histoire d’amitié entre Maria et Catherine.  Une amitié atypique qui a su résister au temps, aux épreuves et à l’apartheid.  L’autre qualité de ce roman est l’habileté avec laquelle l’auteur réussit à créer une tension et un malaise croissants, jusqu’à une finale qui sans nous surprendre, nous déroute tout de même.

Le seul bémol de ma lecture est qu’alors qu’on nous présente une histoire sur fond d’apartheid, je ne l’ai pas ressenti tant que cela.  En fait, l’histoire aurait pu se passer n’importe où car le racisme est universel.  Malgré cela, j’ai passé un très bon moment de lecture.

Un gros merci à Laure d’avoir pensé à me l’envoyer. 

3.5/5

Traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Judith Roze

Le livre de poche, novembre 2008, 280 pages.

Voici les liens pour quelques critiques mais comme ce roman a largement fait parler de lui sur la blogosphère vous en trouverez donc plein d’autres ailleurs: Laure, Fashion, Amanda, Cathulu.

Commentaires

L'apartheid était peut être plus ressenti à la ville qu'à la campagne ?

Écrit par : cathulu | mardi, 19 mai 2009

Je n'y avais pas pensé... Ça serait logique en effet.

Écrit par : Frisette | mardi, 19 mai 2009

La couverture n'est pas trompeuse alors ; une histoire d'amitié atypique.

Écrit par : Venise | mardi, 19 mai 2009

Tout à fait!

Écrit par : Frisette | dimanche, 24 mai 2009

je l'ai réservé à la biblio, il me tente bien

Écrit par : pom' | mercredi, 01 juillet 2009

Les commentaires sont fermés.