samedi, 25 juillet 2009
Le blues de l'écrivain raté
À contretemps de Jean-Philippe Blondel
Âgé de 18 ans, Hugo arrive à Paris pour y poursuivre ses études de littérature. Sa mère étant un peu mère poule, elle lui a trouvé une chambre chez une connaissance d'une connaissance. Or le proprio, Jean Debat, est loin d'être un rigolo. Il parle peu et n'est pas des plus sympathiques. Ce n'est pas trop grave, Hugo s'en accommode. Jusqu'au jour où, Hugo lisant un roman qui lui a été prêté par une amie libraire, Jean réagit violemment. Le jeune homme finit par découvrir que Jean est l'auteur de ce roman et qu'il n'a rien publié depuis. Il cherchera à savoir pourquoi et à comprendre.
Au début de ma lecture, j'étais très enthousiaste, me reconnaissant dans plusieurs passages, soulignant et appréciant ma lecture. Hugo me faisait vraiment penser à moi à une certaine époque. Cet amour des livres et de la littérature me rejoignait beaucoup. Par contre, plus l'histoire de l'écrivain raté a pris de l'ampleur, plus mon intérêt a décliné, je lisais machinalement et j'ai terminé ma lecture un peu déçue, pas du tout transportée par les états d'âmes de Jean Debat.
Voici deux extraits qui m'ont parlé :
« Des débuts de romans, j'en ai des dizaines dans la tête. Parfois même sur le papier. Ce qui me manque, c'est le souffle. Je me taris vite. Je me laisse dériver. J'imagine des scènes avec tout un luxe de détails, mais rien n'avance, rien n'intrigue, rien ne pousse - ne restent que des textes descriptifs décevants et sans aucun lien entre eux. Je suis lucide. Je suis un lecteur. Je suis un dévoreur. Je ne produis pas - j'ingurgite. Je suis à l'autre bout de la chaîne. Mais je suis le maillon essentiel. »
« Elle demande si c'est pour ça que je n'ai plus d'argent. Je me tais. Je ne me suis même pas posé la question. Je vais à la bibliothèque, je fais les bouquinistes, j'achète des poches - mais il m'arrive aussi d'acheter neuf, je ne peux pas résister. »
3/5
Robert Laffont, janvier 2009, 252 pages
Les avis de Clarabel, Laurence, Amanda, Solenn, Saxaoul, Laure et Yv qui parfois me rejoignent, mais pas toujours.
Encore une fois, merci à Cuné pour l'envoi!
J'ai aussi commenté Accès direct à la plage.
11:25 Publié dans Romans contemporains | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : livre, littérature, écrivain raté, gros lecteur, amoureux des livres



Commentaires
Je n'ai lu que 1979 de Blondel et il m'a beaucoup plu... je ne sais pas torp pour celui-ci, tu n'es pas la seule à avoir un avis mitigé...
Écrit par : Karine :) | vendredi, 31 juillet 2009
En fait, j'ai adoré la première partie. C'est après que ça se gache, à mon avis. Mais d'autres lecteurs ont pensé tout à fait le contraire donc...
D'ailleurs, je suis convaincue que la première moitié te plairait. Par contre, la suite, je ne saurais dire...
Écrit par : Frisette | vendredi, 31 juillet 2009
Dommage que la deuxieme partie n'est pas emouvante. Donc il faut lire le roman jusqu'a la moitie.
Écrit par : Cuban @ uk phone cards | mercredi, 09 décembre 2009
En effet! :)
Écrit par : Frisette | mercredi, 09 décembre 2009
Les commentaires sont fermés.