samedi, 05 janvier 2008

Sourire garanti

Mélissa et son voisin de Meg Caboteab9a22c307b3ea235749f9072723cee.jpg

Mélissa est journaliste au New York Journal où elle tient la rubrique people. Un matin, elle retrouve sa voisine sans connaissance dans son appartement suite à ce qui semble être une tentative de vol ou d'assassinat. C'est alors le début de situations et quiproquos rocambolesques entre elle, ses amis et collègues journalistes et le "neveu" de sa voisine qui s'avère travailler au Chronicle (ce qu'elle ne sait évidemment pas au départ), le concurent du journal où Mel travaille.

Bon, comme c'est de la chick lit, il y a bien évidemment une finale prévisible et un canevas de base à respecter. Mais qui s'en préoccupe quand on a envie de lire une histoire d'amour pas compliquée? Et puis de toute façon, Mme Cabot a tout de même su faire preuve de créativité dans le genre car on ne parvient tout de même pas à tout prévoir à l'avance. D'ailleurs, je crois que le fait d'avoir ajouté un peu d'intrigue policière à l'histoire permet de changer de ce qu'on peut lire habituellement. Et il y a aussi la forme, des échanges de courriels, qui donne au roman un ton plus amical et qui change de la formule habituelle. C'est donc une lecture qui m'a fait sourire sans me creuser les méninges et c'est en plein ce dont j'avais besoin pour reprendre goût à la lecture après un automne épuisant et difficile. Alors, rien que pour ça, je ne peux faire autrement que lui décerner une bonne note.

4/5

La critique de Cuné

dimanche, 20 mai 2007

Un monde d'odeurs

Le Parfum de Patrick Süskindmedium_parfum.jpg

Jean-Baptiste Grenouille est né avec une tare qui le suivra toute sa vie : il n'a aucune odeur, il ne sent absolument rien. Quoi de plus dramatique pour un homme doué d’un nez d’une extrême finesse et sensibilité. Il passera sa misérable vie à vouloir satisfaire son nez, sans faire la différence entre le bien et le mal. Il deviendra un parfumeur de grand talent et parviendra à capturer et à recréer quasiment tous les types d’odeurs et de parfums.

C’est la deuxième fois que je lis ce roman et la magie continue d’être présente. Je suis transportée par les descriptions de Suskind. Et pourtant… On ne peut pas dire que l’auteur ait une belle plume. Son écriture est des plus ordinaire, très sobre et sans rien de particulier, terne même. Et l’intrigue n’est pas très élaborée non plus, il ne se passe pas grand chose dans ce roman. Vraiment, je ne sais pourquoi ce roman me touche autant mais la magie opère. J’ai été transporté par les descriptions d’odeurs, j’arrivais à les sentir. Comme lors de ma première lecture, une fois prise par le roman, c’est à peine si j’ai pu le lâcher.

5/5

Vous pouvez aussi consulter ma critique de son roman Le Pigeon.

dimanche, 25 mars 2007

Une histoire de guerre

Quand on refuse on dit non d'Ahmadou Kouroumamedium_quand_refuse.2.jpg

Ce roman est la suite d'Allah n'est pas obligé qui mettait en vedette Birahima, l'enfant soldat. Maintenant démobilisé, le jeune garçon vit à Daloa, une ville du sud de la Côte-d'Ivoire. Il travaille comme crieur pour une compagnie de gbagas, des taxis-brousse. Mais surtout, il rêve à Fanta, une institutrice qui est aussi la fille d'un imam. Lorsque la guerre civile éclate, la jeune femme décide de fuir vers le nord et Birahima offre de l'accompagner et de lui servir de garde du corps. En chemin, elle lui apprendra l'histoire de son pays et le jeune garçon retiendra et interprétera ses propos à sa manière.

Ce roman, fut le dernier d'Ahmadou Kourouma puisqu'il est décédé avant de l'avoir achevé. Par plusieurs aspects, on y retrouve des éléments qui m'avaient plu au cours de ma précédente lecture. Toutefois, je n'y ai pas retrouvé la même magie. Le ton irrévérencieux du jeune garçon m'a semblé moins juste, plus artificiel. Par contre, encore une fois, j'ai pu en apprendre beaucoup sur l'histoire de l'Afrique, particulièrement celles de la Cote-d'Ivoire et du Burkina. Et ça j'adore! Donc, malgré un enthousiasme moins grand pour cette lecture, il est évident que je continuerai encore à lire sur le sujet, ça me passionne!

3/5

Lisez aussi ma critique d'Allah n'est pas obligé.

lundi, 02 octobre 2006

En haute stratosphère

La danseuse d'Izu de Yasunari Kawabatamedium_danseuse_izu.jpg

Il s'agit d'un recueil de cinq nouvelles qui porte le titre de la première. Cette première est d'ailleurs la seule qui m'a semblé avoir un peu d'intérêt. Dans les autres nouvelles, soit ce n'était absolument pas captivant, soit l'auteur semblait planer dans la haute stratosphère et tenait des propos complètement incohérents. Par exemple, l'une des nouvelles parle d'une personne qui se réincarne dans un végétal et se retrouve dans un monde où odeurs et karma sont confondus. Je vous le dit, c'était totalement nébuleux...

Pour ajouter à la facilité de lecture, l'auteur utilise des phrases longues, qui n'en finissent plus.

J'ai envie de vous mettre un petit extrait:
"Quant aux âmes, elles ne se libèrent pas brutalement des cadavres (comme on le prétend de la boule de flamme des mânes), mais forment une sorte de filament que l'odeur aurait tissé, qui monterait au ciel pour y former le corps spirituel du défunt, à l'image de son corps physique abandonné. L'homme présenterait donc dans l'au-delà, le même aspect qu'il avait sur terre. Raymond se retrouva les mêmes cils, les mêmes empreintes digitales et, mieux encore, de bonnes dents à la place de quelques-unes qui s'étaient gâtées de son vivant."
C'est déjà pas très clair non? En plus, jamais dans le récit je n'ai compris qui était Raymond...

Donc, à fuir!

0.5/5

lundi, 25 septembre 2006

Quand la fiction donne un nouvel éclairage à la réalité...

Sa Majesté des Mouches de William Goldingmedium_majeste_mouches.JPG

Sa Majesté des Mouches raconte l'histoire d'un groupe de jeunes garçons (au moins une cinquantaine d'après ce que j'ai pu déduire) qui se retrouvent sur une île déserte. Les secours ne venant pas, ils finissent par se créer un mode de fonctionnement à la mesure de leurs capacités de raisonnement. Mais comme dans tout groupe, des rivalités et des luttes de pouvoir s'installent. Elles amèneront ces enfants, qui n'ont plus de balises sociales, à fonctionner comme ils le peuvent pour survivre. Je n'en dis pas plus, afin de ne pas révéler ce qui fait la force de ce récit.

La force de cette histoire réside dans la façon qu'a l'auteur de démontrer comment la nature humaine peut être cruelle quand il est question de pouvoir. Par une histoire assez simple, l'auteur nous montre comment les gens ambitieux réussissent à manipuler notre opinion afin de nous soumettre à leur autorité ou leur volonté. On voit aussi que ce ne sont pas nécessairement les plus intelligents qui détiennent le pouvoir (mais ça on le savait, on a juste à regarder nos hommes politiques!) Mais surtout, il nous montre comment notre code moral peut parfois devenir élastique selon les circonstances ou pour soulager notre conscience. Bref, on réussit brillamment à nous faire prendre conscience de bien des enjeux de société sans avoir l'air de le faire.

C'est une lecture que je recommande et qui fait beaucoup réfléchir. Par contre, c'est à lire à petite dose pour que l'oeuvre prenne tout son sens.

4/5

samedi, 19 août 2006

Éclats de rire garantis!

Gardez le sourire, Jeeves! de P.G. Wodehousemedium_gardez_sourire.jpg

Dans un décor du début du 20e siècle, Bertram Wooster doit utiliser toutes les ruses possibles pour éviter d'épouser Madeline Bassett. Tous deux faisant partie de la petite aristocratie anglaise, Wooster est en fait le 2e sur la liste des prétendants de la jeune demoiselle. Mais le prétendant en titre semble être bien près de se voir montrer la sortie. On nous offre donc une intrigue loufoque où le héros et sa domesticité utiliseront toutes leurs astuces pour qu'il ne se fasse pas piéger.

Au fil de ma lecture, je me suis surprise à éclater de rire à de nombreuses reprises, l'humour étant de mise tout au long du roman. Par contre, l'intrigue n'est pas tellement vraisemblable et les rebondissements sont à la fois impossibles, incroyables et prévisibles.

C'est donc à lire si vous voulez une lecture de détente pas compliquée mais ce n'est définitivement pas le roman du siècle.

3/5

mercredi, 09 août 2006

La plus belle histoire d'amour du monde

Djamilia de Tchinghiz Aïtmatovmedium_djamilia.jpg

Pendant la guerre, au Kirghiztan, les hommes sont au front. Les villages sont donc vidés de leurs hommes. Ne restent que les femmes, les enfants et ceux qui ont été blessés au combat. Dans ce décor, trois personnages nous sont présentés: Djamilia la belle dont le mari est au front, son très jeune beau-frère et Danïiar, un jeune homme que tous considèrent bizarre et qui est là suite à une blessure qui l'a laissé boîteux. Ces trois jeunes seront les protagonistes d'une histoire d'amour que la quatrième de couverture prétend être la plus belle du monde...

C'est certes une très belle histoire! Toutefois, bien que l'amour de l'auteur pour son pays, ses habitants soit merveilleusement rendu, l'histoire d'amour m'a beaucoup moins accrochée ou émue, d'où les quelques points en moins.

Quant à la narration, elle est merveilleuse, spécialement les descriptions de paysages et de mode de vie. C'est très dépaysant tout en nous permettant très facilement d'imaginer. Ne serait-ce que pour cela, le récit vaut le détour.

C'est définitivement un incontournable de la littérature russe qui m'a donné le goût d'en découvrir plus!

4.5/5