dimanche, 02 mars 2008
Et une convertie de plus!
Northanger Abbey de Jane Austen
Ce titre était ma première incursion dans l'univers de Jane Austen. Depuis le temps que Cuné nous en parle en termes élogieux, dignes d'une groupie, il fallait bien que j'essaie un jour ou l'autre. C'est donc fait! Pour ce qui est du choix de l'oeuvre, ce ne fut pas vraiment un choix puisque ce titre était le seul disponible à la bibliothèque le jour où j'y suis passée. N'empêche, je ne regrette pas mon choix.
Dans Northanger Abbey, Catherine Morland, l'héroïne se rend à Bath en compagnie de gens de sa petite ville qui sont là pour la chaperonner et lui permettre de rencontrer des gens intéressants car elle arrive à l'âge du mariage et il n'y a pas d'époux potentiel dans son entourage. Lors d'un bal, elle rencontre le charmant Mr Tilney, dont elle s'entiche rapidement, même s'il disparait. Elle fait aussi la rencontre des Thorpe, jeunes gens dont elle découvrira bientôt la frivolité et l'amitié disons... intéressée. Déjà à cette étape de ma lecture, j'étais déroutée par le style de Jane Austen qui n'était absolument pas ce à quoi je m'attendais. L'écrivaine interpelait souvent son lecteur de façon directe, en lui faisant part de ses impressions. Et à ce moment, je ne crois pas que cela me plaisait.
Puis, le roman change un peu de registre car, après avoir rencontré la soeur de Mr Tilney, dont elle devient amie, Ms Morland se rend à Northanger Abbey. C'est à ce moment que le roman devient franchement intéressant puisque l'imagination débridée de l'héroïne lui fait imaginer des scénarios tous plus farfelus les uns que les autres, surtout parce que sa passion pour la littérature gothique lui joue des tours. J'ai adoré toutes les références littéraires dont le roman était truffé. J'ai été heureuse d'y lire des critiques des oeuvres et non uniquement des titres cités ça et là.
Évidemment, la fin est aussi des plus réjouissante, même si elle est prévisible. Au final, malgré un départ incertain, Jane Austen m'a prise dans ses filets et je lirai fort probablement ses autres oeuvres avec bonheur.
4.5/5
Elles l'ont aussi critiqué: Lilly, Yueyin, Cuné, Lisa et Chimère.
Et Cuné a critiqué l'adaptation qui en a été faite.
19:07 Publié dans Classiques | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
samedi, 07 octobre 2006
Ça tombe à plat
Le vol d'Icare de Raymond Queneau![]()
Icare, un personnage de roman, décide un jour de quitter le livre pour lequel il a été créé afin de vivre sa propre vie. Commencera alors une poursuite rocambolesque dans les rues de Paris puisque plusieurs personnes sont à ses trousses, dont le détective privé Morcol, engagé par son créateur Hubert Lubert.
L'idée de départ de ce roman était originale et me semblait prometteuse mais ça s'est gâché tant dans la forme que dans le contenu. Le roman est écrit sous la forme d'une pièce de théâtre... Ça commence déjà mal car je ne suis pas très friande de ce type de littérature. Ensuite, les aventures du bonhomme manquent d'originalité et sont plutôt niaises... Finalement, je croyais que l'auteur ferait des jeux de mots ou autres prouesses avec la langue française, et bien je n'en ai vu que très peu...
Je comprend ce que l'auteur a voulu faire par cette oeuvre, soit faire une satire du milieu de l'écriture romanesque et théâtrale mais ça ne m'a pas du tout accroché. J'ai trouvé ça un peu cucul même si j'admets que ça puisse accrocher ceux qui ont fait de la littérature leur métier. Par contre, pour celle qui lit pour son plaisir comme moi, ça reste une lecture bien ordinaire...
2/5
15:43 Publié dans Classiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 06 juin 2006
Un classique à découvrir
Thérèse Desqueyroux de François Mauriac![]()
Thérèse a essayé d'empoisonner son mari, mais son plan a échoué. Pour étouffer le scandale, le mari témoigne en sa faveur et le procès aboutit à un non-lieu. Dans l'intimité, l'époux cherchera à se venger en la séquestrant, puisqu'il ne peut la supprimer. Emprisonnée, chez-elle, Thérèse aura donc tout son temps pour penser.
Malgré un début lent, j'ai beaucoup aimé cette histoire empreinte de tension et de folie. J'ai eu l'impression de retrouver une ambiance semblable à celle de Kamouraska d'Anne Hébert mais en mieux... Les mêmes délires dans les pensées de l'héroine, la même angoisse face aux événements qui s'annoncent. Mais François Mauriac a mieux réussi à m'émouvoir.
Même s'il est difficile de trouver Thérèse attachante, on ne peut que sympathiser face à son sort, qu'être sensible à sa difficulté d'éprouver des sentiments envers les autres, que la plaindre de son incapacité à aimer, tout simplement.
Un beau moment de lecture qui m'a permis de découvrir un grand classique de la littérature française!
4/5
22:10 Publié dans Classiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 20 avril 2006
Si vous aimez la mer...
Falk de Joseph Conrad
Falk raconte l'histoire d'un capitaine de navire qui doit faire remorquer son bateau pour pouvoir sortir du port d'une petite ville d'Asie. Or, dans cette ville, il n'y a qu'un seul remorqueur (Falk) et celui-ci refuse catégoriquement de faire affaire avec le capitaine, pour une raison inconnue. Il finira par découvrir que c'est parce qu'on le croit en compétition pour le coeur d'une jeune demoiselle. Il usera donc de son influence pour qu'un mariage se produise, malgré le terrible secret de Falk, que je ne peux dévoiler sans enlever du punch au récit.
Durant les 50 premières pages, je ne peux pas dire que l'histoire m'ait emballée. C'était bien mais pas extraordinaire. Et tout à coup, l'histoire m'a happée, je ne pouvais plus lâcher le livre! Le dénouement est pour le moins surprenant! Et, il nous porte beaucoup à réfléchir sur nos valeurs, notre philosophie de la vie. On se demande comment on réagirait en pareilles circonstances. Je vous conseille cette lecture surprenante qui fait environ 100 pages qui fut pour moi tout sauf conventionnelle.
4/5
22:10 Publié dans Classiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
lundi, 03 avril 2006
Un grand classique à découvrir
L'étranger d'Albert Camus
Meursault vit paisiblement sa vie en Algérie. Une vie partagée entre son travail, ses amis et la plage, un endroit qu'il adore. Mais sa mère décède à l'asile. Et chose étrange, il ne semble rien éprouver. Plus tard, il tue un arabe. Et encore une fois, aucune émotion. Et même chose durant son procès.
En fait, le titre du roman est très révélateur. Meursault est comme un étranger dans son propre corps, dans sa vie. C'est comme si rien ne l'atteignait. Il vit, mais n'éprouve rien. Ni peine, ni joie, ni amour... C'est déroutant de lire un tel récit car tout est raconté sur un ton détaché. Le héros sent bien qu'il devrait parfois s'émouvoir mais... rien. Et malgré cette absence d'émotions, on accroche, on se dit qu'il finira bien par réagir en voyant la mort approcher. Et jusqu'à la toute fin, on dévore l'histoire , se disant que lorsqu'il réagira, ce sera comme une digue qui cède. Est-ce que ça arrive? Ça, je ne vous le dis pas!
Il s'agit d'un grand roman! L'auteur a réussi à m'émouvoir. Mais je reste avec une grande question... Qu'est-ce qui fait que certaines personnes réussissent à contrôler aussi bien leurs émotions? Ou à ne pas en éprouver?
4.5/5
21:25 Publié dans Classiques | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
vendredi, 10 mars 2006
Perte de temps...
Le temps de l'innocence d'Edith Wharton
Newland Archer est un jeune dandy new-yorkais qui vient tout juste de se fiancer à une jeune fille de bonne famille, May Welland. On nous raconte son quotidien et ses états d'âme alors que débarque la comtesse Olenska, la cousine de sa fiancée, qui le trouble même si elle n'est pas une jeune fille parfaite puisqu'elle souhaite divorcer.
Bon je vous le dis tout de suite, je n'ai pas terminé ma lecture. Après 200 pages je n'en pouvais plus! Parce que pendant tout ce temps il ne s'est rien passé... Donc à moins d'un revirement soudain, je ne vois pas ce qu'auraient pu m'apporter les 100 dernières pages du livre. Tout au long du roman, on assistait aux soirées de ce beau monde et à des événements scandaleux comme organiser une soirée musicale un dimanche soir... Du vrai niaisage! Quant aux états d'âme du héros, c'était tellement sans intérêt que plutôt que d'y voir une satire, ça n'arrivait qu'à me taper sur les nerfs qu'on puisse écrire de telles fadaises. Non vraiment, ce genre de bouquin ça n'est pas ma tasse de thé. J'avais plutôt l'impression de perdre mon temps.
Par contre, il faut reconnaître des qualités à l'écriture d'Edith Wharton. Tout coule bien. Alors pour ça, je lui donne...
1/5
17:15 Publié dans Classiques | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
lundi, 06 mars 2006
La passion amoureuse dans tous ses états
24 heures dans la vie d'une femme Stefan Zweig
Au début des années 1900, dans un hôtel de la Riviera, la disparition soudaine d'une pensionnaire soulève les discussions et les passions. Cela amène Mrs. C à se confier et à raconter au narrateur une aventure qu'elle vécut une vingtaine d'années auparavant.
Au début du récit, j'avais de la difficulté à comprendre où voulait en venir l'auteur. Il faut dire qu'il utilise un chemin quelque peu tortueux pour asseoir son histoire. Par contre, plus la lecture avance, plus les éléments se mettent en place et tout s'imbrique.
J'ai adoré le regard qui porté sur les moeurs de l'époque, sur ces conventions qui étouffaient la société. J'ai aussi beaucoup aimé la façon de raconter la passion amoureuse mais aussi celle du jeu; par petites touches, comme une toile qui se crée. C'est tellement bien décrit qu'on ne fait pas que le lire, on le ressent.
4/5
21:10 Publié dans Classiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
Magnifique Gastby!
Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald
Jeune diplômé, Nick Carraway décide de s'installer dans le Long Island. Débutant dans la vie, il n'a que de modestes revenus mais habite un quartier cossu où il fera la rencontre de Jay Gatsby, un homme qui le fascinera. Avec ses yeux, nous découvrirons l'époque et la vie des gens aisés. Une vie dans le luxe, certes, mais pas nécessairement gage de bonheur...
L'écriture de F.S. Fitzgerald est très représentative de l'époque. Pour un homme c'était mal vu d'exprimer clairement ses sentiments et c'est de cette façon qu'il met en scène son narrateur. On le sent fasciné puis bouleversé mais il ne peut pas nous le dire clairement, exprimer ce qu'il ressent. C'est une écriture toute en retenue et en non-dits qui laisse une grande part à l'interprétation et à l'imagination. Dès le début, j'ai été happée par cette intrigue empreinte de mystère. Je dévorais les pages, brûlant d'envie de connaître la suite et le grand malheur qu'on sentait arriver sans jamais parvenir à l'imaginer.
Par contre, à un certain moment, j'ai eu l'impression que l'histoire perdait un peu de sa vigueur. J'étais moins passionnée. Heureusement, tout est vite rentré dans l'ordre et mon plaisir de lecture n'a aucunement été gâché.
Ce ne sera certainement pas mon dernier livre de cet auteur!
4.5/5
18:20 Publié dans Classiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


