dimanche, 16 mars 2008

Quand on ne fait pas dans la dentelle...

Le passager de Patrick Senécal90dd592a24df4aa92cb6e445a00206e4.jpg

Étienne Séguin est un jeune professeur de littérature qui vient tout juste d'accepter un poste à Drummondville, sa ville natale, alors qu'il habite Montréal, à un peu plus d'une heure de route. Il enseignera la littérature fantastique, un genre qu'il ne connait pas du tout. Et comme il trouve la route bien monotone, il décide d'embarquer cet auto-stoppeur qu'il croise chaque fois sur son chemin afin de passer le temps. Il vient de mettre le pied dans un engrenage impossible à arrêter...

Bien évidemment, comme il s'agit d'un roman de Patrick Senécal, l'intensité, l'angoisse et l'horreur étaient au rendez-vous. Et puisqu'il s'agit d'un roman d'à peine deux cents pages, le suspense est très rapidement présent sans aucun temps mort, tellement qu'il devient très difficile de le lâcher et qu'on en vient à bout en quelques heures. Mais n'empêche que même s'il est petit, c'est un roman vraiment lourd et je dirais même que quelques passages ne devraient pas se retrouver entre toutes les mains tant ils sont horribles, principalement à cause d'un réalisme qui ajoute encore plus à l'horreur.

Par contre, comme il s'agit d'un des premiers ouvrages de M. Senécal, ce n'est pas son meilleur. L'intrigue et l'écriture sont assez simples. Quant à la finale, elle laisse un peu à désirer car elle est à la fois prévisible et inattendue. Prévisible car elle tombe en plein dans le cliché et inattendue car elle arrive d'un coup et nous laisse vraiment sur notre faim. Toutefois, ça demeure un très bon divertissement et le suspense nous tient du début à la fin.

Autre détail, j'ai remarqué quelques coquilles au fil de ma lecture et ça m'a agacée. Je suis d'ailleurs surprise car ce n'est pas habituel chez Alire et qu'il s'agit en plus d'une réédition... Mais bon, je ne veux pas non plus en faire une polémique, juste le mentionner en espérant que ça se saura chez l'éditeur et qu'ils les corrigeront pour la prochaine fois.

3.5/5

Juste , vous pourrez aussi lire mes critiques de Sur le seuil et de 5150, rue des Ormes.

vendredi, 28 juillet 2006

Préparez-vous à faire des cauchemars!

L'enfer du rêve de Graham Joycemedium_enfer_reve.jpg

En 1974, quatre jeunes étudiants d'horizons très divers acceptent de participer à une expérience scientifique encadrée par un vieux professeur : l'univers des rêves concients et dirigés. Chacun a des raisons différentes d'avoir choisi d'y être mais tous le font de leur plein gré.

Un peu plus de vingt ans après, les mêmes personnes que la vie a séparé se retrouvent. Poussés par une force qu'ils n'arrivent pas à comprendre, ils subissent ensemble des événements terrifiants.... Et nous aussi par la même ocasion!

Depuis quelques temps, je fais des rêves souvent bizarres. Et en plusieurs occasions, j'ai vécu des situations que j'avais rêvées, à tel point que je pouvais prédire ce que les gens allaient dire ou faire très exactement. Alors forcément, même si j'ai un côté rationnel très très présent, je n'ai pu m'empêcher de me reconnaître dans ce livre et d'être touchée par ce que vivaient les quatre héros, de m'identifier à ce qu'ils vivaient et subissaient.

Tout au long de la lecture, la tension et l'angoisse étaient présentes. Je ne dirais pas qu'on nous livre un roman d'horreur mais très certainement un suspense ou un thriller fantastique. Et le suspense est si habilement mené que j'ai même rêvé de l'histoire, à mon grand désespoir...

Par contre, j'ai trouvé que l'édition que j'avais entre les mains était bâclée. Non mais, mélanger les noms de personnages, faut le faire!!! Et en créer de nouveaux l'espace de quelques répliques, c'était possible de l'éviter...

Mais ça reste un excellent moment de lecture car ces défauts ne m'ont pas empêcher de passer un excellent moment de lecture.

4.5/5

jeudi, 13 juillet 2006

Une lecture que je ne vous conseille pas...

L'invention de Morel d'Adolfo Bioy Casaresmedium_invention_morel.jpg

Croyant avoir trouvé refuge sur une île déserte, le narrateur, dont on n'apprend jamais le nom, découvre que d'autres individus habitent aussi l'île. Mais bizarrement, aucune de ces personnes ne semble le voir, même quand il fait tout pour se faire apercevoir. C'est alors que commencera la découverte de toute une série de phénomènes inexplicables.

Bon, décrit comme ça le roman a l'air plutôt bien. Et pourtant... Je me demande même comment j'ai pu saisir aussi bien l'intrigue! Je vous le dis tout de suite, je n'ai pas aimé du tout... Je me suis forcée pour le terminer. Heureusement, le roman fait à peine 120 pages. S'il avait été plus long, je ne serais jamais allée jusqu'au bout.

Tout d'abord l'intrigue, n'est qu'un semblant de pensées et d'hypothèses qui partent dans tous les sens, sans queue ni tête. C'est tellement confus qu'on passe son temps à revenir en arrière en se disant qu'on a dû manquer un épisode. Puis à la longue, ça devient redondant puisque le héros radote toujours la même chose, comme son pseudo-amour pour Faustine dont on se fout complètement. Sans compter la conclusion qui n'en est pas une puisque ça laisse l'impression que les 20 dernières pages sont de trop.

Et le style... Embrouillé, tassé, pas clair. Ce qui fait qu'il faut relire pour finalement se rendre compte qu'à la relecture, ce n'est toujours pas limpide comme propos.

Non vraiment, ce n'est pas pour moi cet auteur!

1/5

dimanche, 26 mars 2006

Mon premier Stephen King!

Oui je sais, c'est incroyable qu'une lectrice assidue comme moi n'ait jamais essayé aucun livre du grand Stephen auparavant. Et pourtant... Je ne sais pas ce qui me retenait mais une chose est sûre maintenant que j'y ai goûté, il est certain que je renouvellerai l'expérience.

La part des ténèbres de Stephen King

Thad Beaumont est un écrivain connu qui, pour son premier roman, a été en lice pour un prix prestigieux malgré le peu d'intérêt du public. Par la suite, l'angoisse de la page blanche lui a fait écrire des romans noirs et sanglants sous le nom de plume de George Stark et il a délaissé ses livres plus conventionnels. Jusqu'au jour où Thad décide de faire mourir George Stark. Son alter ego se rebellera et ira loin pour convaincre Thad de le faire revivre...

C'était mon premier Stephen King et je dois dire que j'ai adoré. L'auteur sait habilement tirer les ficelles de son intrigue pour nous tenir en haleine et nous faire croire à l'incroyable. Et il sait aussi nous surprendre avec des théories qui bien qu'incroyables n'en sont pas moins crédibles. Mon esprit pourtant très cartésien y a cru du début à la fin, et ça c'est déjà quelque chose! J'aime aussi beaucoup le style de l'auteur, une plume fluide qui ne nous perd pas dans des détails inutiles juste pour nous embrouiller. Un seul petit bémol, l'histoire est un peu lente à démarrer. Mais après on le dévore jusqu'à la fin! J'ai déjà hâte de me régaler avec d'autres titres!

4/5

Vous pouvez aussi lire ma critique de Marche ou crève ici.