mercredi, 10 juin 2009
L'Islande, mais pas celle de Reikjavik
Le cadavre dans la voiture rouge de Olafur Haukur Simonarson
Quatrième de couverture
« Divorcé, chômeur, Jonas accepte un poste d’instituteur dans un petit port perdu au nord de l’Islande. Il espère y mener une vie paisible, loin des hommes, mais la réalité s’avère un peu plus lugubre. Sourire hypocrites, intimidations, menaces, tentatives de meurtre… Dans le brouillard islandais, ce lieu supposé être un havre de paix ressemble furieusement à un traquenard! »
Alléchée par le fait que ce roman avait mérité un prix et par une folle envie d’en découvrir le plus possible sur ce pays que je visiterai l’été prochain, j’ai acheté Le cadavre dans la voiture rouge sur un coup de tête, alors que je n’en avais jamais entendu parler. Dès les premières pages, j’ai été déroutée. Tout d’abord, et à plusieurs reprises, par la traduction qui m’a semblée étrange. Était-ce dû à la version originale ou à la traduction? Je ne saurais le dire. Puis, j’ai remarqué plusieurs petites coquilles dans le texte. C’était fini. Mon plaisir de lecture était gâché. À partir de cet instant, j’ai lu le roman avec mon œil de lynx plutôt qu’avec un esprit ouvert de lectrice avide de découvertes et je n’ai pas apprécié autant.
Pourtant, plusieurs éléments de l’intrigue sont bien trouvés et ne sont pas communs. En plus, l’auteur réussi très bien à créer une tension palpable entre les héros, cet étranger, et les gens du cru. J’ai aussi beaucoup aimé découvrir l’Islande des régions éloignées, plutôt que celle de la capitale, découverte avec Arnaldur Indridason. Mais, malheureusement, j’ai trouvé que plusieurs personnages manquaient de profondeur ou étaient stéréotypés et ça m’a empêchée d’adhérer complètement.
C’est donc une découverte intéressante, mais sans plus.
3/5
Traduit de l’islandais par Frédéric Durand
Office franco-norvégien, Presses universitaires de Caen, 1997, 232 pages et Points (Seuil), février 2009, 284 pages.
Ce roman a remporté le Prix de littérature nordique des Boréales de Normandie en 1997.
Lisez aussi l’avis d’Yv qui rejoint le mien, tout comme celui retrouvé sur Les chroniques de l’imaginaire.
23:02 Publié dans Polars et suspenses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : livre, litterature, polar islandais, litla sand, roman noir


