dimanche, 19 avril 2009

Un vent de passion sans aucune ombre au tableau

L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafonombre vent.jpg

Un gros coup de coeur! Et pourtant, j’avais déjà commencé ce livre auparavant mais décroché au bout d’une cinquantaine de pages. À l’époque, je m’étais dit que ce n’était probablement pas le bon moment… Mon instinct ne m’avait pas trompée car à ma deuxième tentative, ce fut le GRAND coup de foudre. C’est mon premier gros coup de cœur de l’année!

L’intrigue est loin d’être simple mais la lecture n’est pas pour autant ardue. À Barcelone en 1945, le jeune Daniel Sempere découvre le Cimetière des Livres Oubliés, un lieu que seuls les initiés connaissent et que son père lui fait connaître. La tradition veut que tout nouveau visiteur y adopte un livre méconnu et tente de le sauver de l'oubli. Daniel choisira "L'Ombre du vent" de Julian Carax. Par curiosité, il se renseigne sur la vie et sur le reste de l’œuvre de l’auteur, ce qui l’entraînera dans toute une série d’aventures, parfois dignes d’un polar, à d’autres moments poétiques, plus tard initiatiques et même fantastiques. En fait ce roman est comme un diamant avec de multiples facettes, dépendamment de la lumière avec laquelle on le regarde, il change du tout au tout.

Ici et là, des lecteurs ont mentionné que le roman avait parfois quelques longueurs. Personnellement, je n’ai absolument pas eu cette impression. Au contraire, j’ai trouvé que chaque parenthèse, chaque digression et chaque anecdote apportait plutôt de la profondeur et de la richesse au récit. Dans la première moitié, l’auteur tisse sa toile avec tout plein de détails sans lien apparent. J’ai adoré qu’il me lance sur toutes sortes de pistes ne menant à rien, comme dans un bon polar. C’est à partir de ce moment, j’ai été accro. Et par la suite, quand il dénouait les fils de son intrigue, je n’ai pu que me laisser porter. Mais surtout, j’ai trouvé jouissif cet amour des livres et de littérature qui poussait le jeune héros à aller au bout de ses intuitions, malgré la peur. En somme, j’ai été envoûtée par ce roman, et le temps de ma lecture, la Terre a arrêté de tourner.

5/5

Le Livre de Poche, janvier 2006, 636 pages.

En surfant sur le Net (mais je ne sais plus où!), j’ai découvert que le deuxième roman de Carlos Ruiz Zafon paraîtra bientôt en français. Avis aux intéressés!

samedi, 07 mars 2009

Une bonne petite enquête

Death’s Door de Besty Byarsdeaths door.jpg

Herculeah Jones, la fille d’un policier et d’une détective privée se retrouve au centre d’une enquête suite à la tentative de meurtre dont son ami Meat a été victime. En effet, alors qu’ils marchaient tous les deux sur la rue, un tireur a fait feu sur Meat, le ratant de peu. Qui a tenté de le tuer? Quelle est l’implication de l’oncle de Meat dans cette histoire? Pourquoi tente-il (l’oncle) de la kidnapper? Herculeah tentera de résoudre le mystère, malgré l’interdiction de ses parents.

Un petit roman pas compliqué qui pourrait bien convenir à mes élèves. Il y a du suspense, pas à couper au couteau mais c’est un boulot honnête. Ce n’est évidemment pas très complexe comme enquête mais je ne peux pas trop demander de complexité si je veux que mes ados de 12 ans comprennent cette histoire qui n’est pas écrite dans leur langue maternelle. Malgré la simplicité de l’intrigue, il y a quelques bonnes trouvailles, de l’humour et des héros qui ressemblent à des jeunes et non des bibittes étranges qu’on tente de faire passer pour des ados. J’ai passé un bon moment avec ce titre et je me dis que ça plaira très certainement à mes jeunes.

4/5

Puffin Books, juin 2006, 144 pages.

Recommandé par l'éditeur aux 9 à 12 ans