dimanche, 20 mai 2007

Un monde d'odeurs

Le Parfum de Patrick Süskindmedium_parfum.jpg

Jean-Baptiste Grenouille est né avec une tare qui le suivra toute sa vie : il n'a aucune odeur, il ne sent absolument rien. Quoi de plus dramatique pour un homme doué d’un nez d’une extrême finesse et sensibilité. Il passera sa misérable vie à vouloir satisfaire son nez, sans faire la différence entre le bien et le mal. Il deviendra un parfumeur de grand talent et parviendra à capturer et à recréer quasiment tous les types d’odeurs et de parfums.

C’est la deuxième fois que je lis ce roman et la magie continue d’être présente. Je suis transportée par les descriptions de Suskind. Et pourtant… On ne peut pas dire que l’auteur ait une belle plume. Son écriture est des plus ordinaire, très sobre et sans rien de particulier, terne même. Et l’intrigue n’est pas très élaborée non plus, il ne se passe pas grand chose dans ce roman. Vraiment, je ne sais pourquoi ce roman me touche autant mais la magie opère. J’ai été transporté par les descriptions d’odeurs, j’arrivais à les sentir. Comme lors de ma première lecture, une fois prise par le roman, c’est à peine si j’ai pu le lâcher.

5/5

Vous pouvez aussi consulter ma critique de son roman Le Pigeon.

mardi, 15 mai 2007

Trop de coincidences

Catalina de Gilles Gougeonmedium_catalina.jpg

Catalina est une enfant des rues de Lima, la capitale péruvienne. Elle survit tant bien que mal en volant et en quêtant. Un jour à la sortie d’un restaurant, elle rencontre la sociologue Magda Perez, qui est touchée par cette enfant et qui décide de l’aider. Elle l’amènera dans un petit village des Andes afin de la confier à une famille qu’elle connaît. Là-bas, Catalina apprendra à lire et écrire. Elle partira ensuite pour le Guatémala avec un père missionnaire qui l’a prise sous son aile, puis elle poursuivra ses études à Montréal et deviendra actrice. Une fois devenue assez connue, à la suite d’une série d’événements fortuits, elle retournera au Pérou et jouera un rôle dans la politique du pays. Un rôle qu’elle jouera bien involontairement.

J’ai beaucoup aimé le début du roman. On y parle du mode de vie des péruviens, particulièrement dans les régions de montagnes, de la situation politique, des enfants des rues, etc. Tout est abordé sans qu’on sente la pitié de l’auteur. L’intrigue est intéressante. Mais ce qui m’a agacée, surtout dans la deuxième moitié du roman se sont les coïncidences un peu trop nombreuses et grossières à mon goût. Les gens qu’on retrouve et qui prennent place dans la vie de l’héroïne comme si rien ne s’était passé. Mais surtout que la sociologue du début du roman soit maintenant présidente du pays, puis qu’on découvre qu’elle est la demi-sœur de Catalina alors qu’elle vient d’une famille bourgeoise. Mais le plus gros c’est que la mère biologique de Catalina est partie habiter dans les montagnes et comme par hasard prend soin du père missionnaire qui a aidé Catalina. Non mais...

Donc pour toutes ces coïncidences trop nombreuses et surtout inutiles, j’ai diminué la note. Avant tout ça, j’aurais accordé un beau 4/5 à ce roman.

3.25/5

lundi, 14 mai 2007

Un ou une...

Je suis bonne joueuse alors je réponds à la demande de Cuné! Et je suis encore plus sympa car je ne refile le truc à personne en particulier! Mais si ça vous dit de poursuivre, ne vous gênez surtout pas!

Un livre: Trop difficile cette question! Alors je triche un peu et je dis la série Les Rois maudits de Maurice Druon.
Une couleur: Le bourgogne, je trouve que c'est la couleur qui va le mieux à mon teint.
Un animal: Ma petite Belle que j'adore.
Un métier: Mon emploi actuel me convient très bien.
Un vêtement: Celui qui cache mes bourrelets et qui met en valeur ce qui vaut la peine d'être montré.
Une fleur: Définitivement la pivoine, je trouve que c'est une fleur magnifique. Le problème c'est que même si c'est beau dans le jardin, on ne peut les faire entrer dans la maison car elles sont toujours pleines de fourmis...
Un point faible: Je suis beaucoup trop émotive! Je pleure quand je suis heureuse, quand je suis triste, quand je suis stressée. Je pleure tout le temps quoi!
Un point fort: Mon entourage vous parlerait sûrement de mon sens de l'organisation...
Un siècle: Plutôt une époque en fait... J'aime bien le Moyen-Âge. Mais je n'aurais jamais pu y vivre. Je n'aurais pas survécu car je suis trop indépendante et j'exprime trop mes opinions!
Une voiture: N'importe quel modèle hybride. L'écolo en moi rêve d'en avoir une. Mon gérant de banque n'a pas encore accepté lui...
Un alcool: Un rouge bien corsé
Un objet: Des lunettes soleil
Une paire de chaussures: Des sandales
Un pays: L'Islande
Une pierre précieuse: Le rubis
Un bijou: Je ne porte pas vraiment de bijou, ça m'énerve. Donc à part des perles aux oreilles...
Un grigri: Je ne crois pas à ce genre de chose...
Un acteur: James Hyndman
Une actrice: Je passe, j'en aime plusieurs mais ça dépend chaque fois du rôle qu'on lui donne...
Une chanson: C'est trop dur cette question. Il y en a tellement! J'y vais donc pour la première chanson qui m'a vraiment chamboulée à l'adolescence: Careless Whisper de Wham! Ça ne me rajeunit pas et ce n'est pas la plus belle mais à l'époque, j'avais vraiment accroché.
Un film: Les Choristes
Un dessin animé: Candy, un souvenir d'enfance
Un prénom masculin: Philippe
Un prénom féminin: Rébecca
Un bonbon: Je n'aime pas trop les sucreries donc... À la limite des bonbons avec un petit goût "sûrette"
Un aliment: J'aime tout mais j'ai un faible pour le poisson et les fruits de mer, sous toutes leurs formes.
Un chocolat: J'aime bien le chocolat noir avec des éclats de café, de même que celui parfumé à l'orange.
Un tatouage: Ah non jamais!
Une arme: Mon regard fâché, les élèves disent que j'ai des yeux de tigresse quand je suis mécontente.
Un oiseau: Tous ceux qui chantent à ma fenêtre chaque matin, et ils sont nombreux!

dimanche, 13 mai 2007

L'original est bien mieux

Un homme à distance de Katherine Pancolmedium_homme_distance.jpg

L'histoire de Katherine Pancol reprend le thème que Helen Hanff avait si magnifiquement utilisé dans 84, Charing Cross Road. Nous avons donc un roman épistolaire qui, dans ce cas-ci, reconstitue la correspondance entre une libraire française et un américain, auteur de guides de voyage. Petit à petit, la correspondance d'affaires devient plus intime et nous mène vers le secret qui lie les deux protagonistes.

Le gros hic, c'est que la magie n'a pas opéré... L'histoire se lit mais c'est tout. Jamais je n'y ai cru. Déjà, le départ, j'ai eu l'impression que le ton des lettres changeait trop vite. Que l'intimité arrivait sans que rien ne l'ait amenée. Ça sentait presque le roman Harlequin! Et les bouffées de colère qui apparaissaient parfois dans les lettres, je ne comprenais jamais ce qui avait pu les provoquer. En gros, bien des réactions m'ont parues disproportionnées. Et que dire du dénouement et du secret... Encore une fois, je n'y ai pas cru. Et pourtant, l'écriture de Mme Pancol n'est pas mal. C'est le contenu qui l'est moins.

Si vous ne devez lire qu'un roman épistolaire, je vous conseille définitivement celui d'Helen Hanff. C'est du bonbon. Pour celui-ci, vous pouvez passer votre chemin.

2/5

Je vous invite aussi à consulter les critiques d'autres bloggeuses comme Lisa, Cuné et Florinette. Elle ne sont pas nécessairement aussi tranchées que la mienne!

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Nos prochaines lectures communes seront:

- le 12 juin, Le bruit des choses vivantes d'Élise Turcotte
- le 12 juillet, La vie d'une autre de Frédérique Deghelt

Serez-vous des nôtres?

dimanche, 06 mai 2007

Je vous néglige mais...

Depuis quelques semaines, vous avez sûrement remarqué que mon rythme de lecture a ralenti et que par conséquent le nombre de critiques aussi.

Mais j'ai une bonne raison! C'est que la chorale dont je fais partie présente actuellement ses spectacles de fin d'année et que donc, j'ai été prise dans le tourbillon des répétitions.

Pour vous permettre de voir pourquoi je suis absente, je vous laisse un lien où vous pourrez visionner un extrait de notre spectacle de l'an dernier. Ce n'est pas la meilleure qualité vidéo mais ça vous donnera une idée.

Pour nous voir en spectacle!

Les prestations se terminent le week-end prochain, je devrais donc ensuite vous revenir avec plus d'assiduité.

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