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lundi, 28 avril 2008

J'ai drôlement hâte à la fin de l'année scolaire!

Juste un petit message rapide pour vous dire que non, je n'ai pas disparu de la blogosphère. C'est juste que je croule littéralement sous les travaux à corriger et que je ne peux pas me permettre de prendre trop de retard car les examens de fin d'année approchent, que je n'aurai que 3 jours pour les corriger à cause du départ en Grèce avec les élèves, justement...

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Résultat, le peu de temps libre qui me reste, je le passe à dévorer Millenium et mes guides de voyage sur la Grèce! J'essaie aussi d'acquérir un peu de vocabulaire grec mais le succès n'est pas phénoménal... Et puis, je lis aussi plusieurs blogues même si je n'ai pas le temps de laisser de commentaire.

Promis, je vous reviens dès que la folie est passée

Crédit photo: http://blog.guide-voyage.info/

20:56 Publié dans Blabla | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

mardi, 15 avril 2008

Malheureusement réel...

6acec1b007390101e50be383e73523cd.jpgLovelie d'Haïti de Sylvain Meunier

Lovelie d'Haïti, c'est le nom d'une petite haïtienne que ses parents décident de confier à une connaissance afin qu'elle puisse échapper à la misère et aspirer à de meilleures conditions de vie. En échange d'habiter au Québec et fréquenter l'école, elle devra aider aux tâches ménagères dans la famille où on l'envoie. Hélas, tout ça n'est que mensonge... Elle deviendra ni plus ni moins l'esclave d'une famille haïtienne habitant Montréal.

Le roman est prenant du début à la fin. On s'attache très rapidement à la petite Lovelie. Les faits sont aussi très crédibles même s'ils sont scandalisant, surtout qu'on imagine sans trop de difficultés que ça peut vraiment se produire. Par contre, tout avait un peu trop une allure de "fait vécu". De plus, l'écriture de Sylvain Meunier est correcte sans être extraordinaire ou particulière. Néanmoins, ce roman est tout de même très bon et ce fut une très belle lecture. À découvrir!

4.25/5

Lovelie D'Haïti - tome II - Le temps des déchirures de Sylvain Meunier63ebcb19a93a05c11f791d984f7648b1.jpg

Lovelie est maintenant rendue à l'aube de l'adolescence et débute son secondaire. Elle est heureuse et habite dans une famille québécoise qui la considère comme sa seconde fille. À l'école, tout va aussi très bien. Elle est même première de classe. Mais le passage au secondaire s'accompagne aussi de nombreux changements dont le retour d'anciens amis, pas tous recommandables, et l'arrivée de sa vraie famille à Montréal. Tout ça aura pour effet de chambarder la vie de la petite Lovelie.

Dans cette suite, j'ai retrouvé le charme du premier tome. L'atmosphère n'est pas nécessairement gaie mais on partage la vie des personnages et on accroche à l'histoire. D'autant plus que j'avais l'impression de retrouver des gens que je côtoie tous les jours, autant des collègues que des élèves. C'est comme si on m'avait raconté les péripéties d'une de mes étudiantes. C'est donc un roman qui reflète bien, malheureusement, la vie de plusieurs adolescentes vivant au Québec. Espérons que le roman aura au moins le mérite d'ouvrir les yeux de certaines personnes et d'empêcher que certaines situations désolantes se reproduisent à l'infini.

Voici donc un roman qui se lit très bien et qui nous fait découvrir certaines facettes de Montréal qui sont souvent abordées dans les journaux mais jamais explorées en profondeur. C'est donc une lecture à la fois distrayante et instructive, sans être moralisatrice.

4/5

22:34 Publié dans Littérature québécoise | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

dimanche, 13 avril 2008

La Nouvelle-France racontée par un européen

Les pionniers du Nouveau Monde618d13767a2fa037a3be38a9b302c5be.jpg
Tome 1: Le Pilori


En 1755, en Nouvelle-France puisque ce n'est pas encore le Canada, nous sommes en pleine guerre entre les anglais et les français. Des deux côtés, les opposants se sont alliés à des nations indiennes. La guerre bloque les relations commerciales et l'approvisionnement est difficile. M. de la Valette, un dirigeant de la Compagnie de la Nouvelle-France, décide d'envoyer une expédition pour découvrir où sont bloquées toutes les fourrures qui sont impatiemment attendues. L'expédition sera ardue et riche en rebondissements.

J'ai beaucoup aimé l'intrigue. Ayant une assez bonne connaissance de l'histoire du Canada, je n'ai pas été déçue par les événements racontés et tout m'a semblé plausible. Les rudes conditions de vie sont aussi très bien rendues de même que les personnalités des gens mis en scène. On comprenait très bien les mœurs et mentalités de l'époque.

Par contre, les illustrations m'ont un peu déçue. J'ai trouvé que ça manquait de contraste, de couleur. Tout en brun et gris. Il me semble qu'il aurait été possible d'être réaliste sans que ça soit fade, de plus les paysages auraient pu être mieux rendus.

Mais bon ça reste un album très intéressant et instructif à cause de son intrigue.

3.5/5

f8754cd0f7e22374737f68ee7cb20b11.jpgLes pionniers du Nouveau-Monde
Tome 2: Le grand dérangement


Cette fois-ci on retrouve les personnages du premier tome alors qu'ils ont réussi à fuir le Fort Niagara, suite à l'attaque des Français. Benjamin Graindal a fui vers New-York en compagnie de Mary, la nièce d'un général anglais tandis que Louise, enceinte, est partie pour Baie-Verte en Acadie en compagnie de Billy. Ces derniers seront déportés à peine arrivés à destination et subiront ce qu'on a appelé le Grand Dérangement.

Encore une fois, l'auteur relate un pan de l'histoire de l'Amérique avec brio. L'intrigue est prenante et les faits historiques, particulièrement les batailles, sont méticuleusement recréés. L'auteur ne se gêne pas pour agrémenter son récit de plusieurs petits détails qui font une différence. Côté dessins, j'ai mieux apprécié que dans le tome précédent. C'est moins sombre, plus enlevé. En mot c'est plus invitant.

Voilà une belle série qui mérite d'être découverte!

4.25/5

20:28 Publié dans Bandes-dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

samedi, 12 avril 2008

Tout un univers gustatif

Mangez-moi d'Agnès Desarthe7ad09346882d0050355c3939820098e2.jpg

En modifiant la vérité pour obtenir du financement, Myriam ouvre son restaurant. Un resto qu'elle nommera de façon très appropriée Chez-moi car c'est à la fois son commerce et sa maison. En fait, c'est sa bouée de sauvetage, ce qui lui permet de panser ses blessures suite au drame qui, il y a 6 ans, l'a fait quitter sa famille et couper tous les liens. Et ce drame, nous ne le découvrons que peu à peu, l'auteur distillant les détails au compte-goutte sans pour autant nous permettre d'oublier que ce drame l'a profondément blessée. Toutefois, grâce aux rencontres qu'elle fait, Myriam parvient à se reconstruire et réapprend à s'aimer, malgré ses défauts. Présenté comme ça, le roman a l'air d'une histoire un peu fleur bleue et moralisatrice. Il ne faut surtout pas s'y tromper car ce n'est pas que l'histoire d'une reconstruction, c'est aussi un univers gustatif qui nous est révélé, Myriam partageant avec nous les saveurs et les recettes. La gourmande que je suis n'a pu faire autrement qu'être séduite!

Mais qu'est-ce qui a fait que j'ai dévoré littéralement dévoré cette œuvre?

Tout d'abord le fait que l'héroïne m'a tout de suite plu. Il se dégage d'elle une passion et une envie de partager, malgré la peur et la crainte. Et les personnages secondaires sont tout aussi attachants. On voudrait adopter Ben. On est dévoré par la curiosité de voir Ali Slimane en vrai. Même la tante un peu bizarre nous intrigue. En fait, j'ai un peu retrouvé ce qui m'avait séduite dans Ensemble c'est tout.

Et il y a aussi que je suis une grande gourmande aimant beaucoup cuisiner de bons petits plats. Donc, juste en lisant les descriptions des recettes de Myriam, mes papilles et mes glandes salivaires se mettaient action tant j'avais envie de goûter à toutes ces bonnes choses. Je prenais aussi plaisir à imaginer un endroit comme celui-là, me disant que ça serait très plaisant de s'y attarder.

J'ai donc passé un excellent moment en compagnie de toute la galerie qui trainait Chez-moi!

4.5/5

Lu aussi par Jules, Gambadou, Bernard, Papillon et Anne (qui nous offre le menu en prime!)

22:48 Publié dans Romans contemporains | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

dimanche, 06 avril 2008

Quand le passé est garant du futur

Les Amants de Mort-Bois d'Aimée Labergee3cdd6aedf1551f3eafd18eb11129123.jpg

Mort-Bois est un village fictif du Témiscouata, une région éloignée du Québec sans l'être autant que d'autres. Un village fictif certes mais tout de même très ressemblant dans tout ce qui touche la réalité, le quotidien et le vécu des gens habitant en région. C'est aussi un roman où la nature est très présente, d'ailleurs les descriptions qu'en fait l'auteure sont sublimes et empreintes de poésie tout en étant aussi rudes que le climat.

L'intrigue repose principalement sur une famille aisée mais pas sans tache. En effet, la vie dans la famille du docteur n'est pas très rose. Entre une mère instable qui disparait sans laisser de trace et un père absent, qui fuit ses responsabilités et qui vit avec son amante plutôt qu'avec sa famille, les quatre rejetons Maloney n'ont pas la vie facile. Rose l'ainée doit prendre la famille en charge et la deuxième de la famille choisit de s'évader dans les bras de son amoureux, sans réfléchir aux conséquences. Quant aux deux derniers, ils sont tout simplement laissés à eux mêmes. Sur une période d'environ six mois nous suivront donc cette famille jusqu'au moment où celle-ci subit un grave coup du sort. Au fur et à mesure du récit, nous seront amenés à comprendre ce qui les a menés à cette fin dans une certaine mesure inéluctable. D'ailleurs, l'auteure réussit habilement à présenter l'historique de la famille en utilisant judicieusement les retours en arrière.

Au final, je ressors de ce roman avec une impression mitigée. J'ai été charmée par certains aspects de l'intrigue, par la poésie de la plume mais en même temps, j'ai été déçue par la brièveté du récit. Alors que certains aspects sont bien développés, parfois même un peu trop, d'autres sont brutalement amenés et conclus. J'ai donc été déstabilisée par la construction du récit, surtout par le dénouement abrupt qui m'a laissé plus de questions que de réponses.

3/5

16:25 Publié dans Littérature québécoise | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note