lundi, 28 juillet 2008

Le concours de qui aura le plus de problèmes psychologiques

Mensonges sur le divan de Irvin D. Yalombe127132afffa81385e564cc00c5674a.jpg

Voici un roman grinçant qui ne se gêne pas pour égratigner le monde de la psychanalyse en explorant tout autant la perspective du médecin traitant que celle des patients. Ce sont donc les deux côtés de la médaille qui sont disséqués, critiqués et... plutôt malmenés. L'auteur nous offre un peu de tout: le psy (trop?) humaniste, le médecin ambitieux et imbu de lui-même, la fine ligne entre le traitement et l'abus, la patiente qui en veut à toute la profession et qui cherche à se venger, le patient tellement hypothéqué que c'en est pathétique, et j'en passe.

L'histoire commence avec le cas qui sera une révélation pour Ernest Lash, ce qui lui fera changer complètement ses plans de carrière et le dirigera vers la psychothérapie. Ensuite, l'auteur nous emmène vers une patiente qui tient à se venger du fameux docteur car il a trop bien fait son travail. Il en a résulté que son mari s'est finalement décidé à la quitter, elle est qui est une vraie harpie. Mais malheureusement, à partir de ce début prometteur, l'auteur commence à ratisser plus large, à élargir son éventail de personnages. C'est à ce moment que mon intérêt s'est émoussé. L'intrigue est devenue moins intéressante, moins grinçante et un peu trop "psycho-machin-j'ai-des problèmes-je-gratte-le-bobo-et-je-m'écoute". Comme je suis beaucoup plus rationnelle qu'exploratrice de mes états d'âme, ça m'a lassée. Heureusement, vers la fin, le ton est redevenu plus caustique et j'ai pu retrouver ce ton qui m'avait plu au départ.

N'empêche qu'à mon humble avis, c'est un roman plutôt inégal, mais ça n'engage que moi!

3/5

Lucie est de mon avis.

D'autres lectrices ont beaucoup plus aimé: Cuné, Cathulu et Papillon.

mercredi, 23 juillet 2008

Il était une fois Cuba

Olimpia de La Havane de Paul Bussièresa22ed55d87cd8c34381136524da532ab.jpg

En 1989, alors que le mur de Berlin s'écroule, nous suivons Olimpia, fille d'un riche industriel et femme de fonctionnaire ainsi que tout son entourage vivant à La Havane, la capitale cubaine. La principale caractéristique de cette dame est son désir de prendre soin de tout son petit monde, peu importe leur allégeance. Elle est donc entourée de Ricardito, un jeune garçon délaissé par sa mère qui a émigré aux États-Unis, de Carlos le dissident follement amoureux de Tamara qui est sidatique et poursuivie par le régime, de Ramon Guerra le révolutionnaire des premiers instants et compagnon de Fidel Castro ainsi que de militaires à la retraite ou en fonction comme le colonel Lequerica revenu depuis peu de l’Angola. On suit aussi les policiers cubains qui espionnent à qui mieux mieux la population car, après tout, une dictature ne repose-t-elle pas en grande partie sur la crainte qu'on inspire.

C'est donc toute cette faune de citoyens ordinaires et représentatifs de la société cubaine que nous avons le plaisir de suivre. L'auteur nous permet ainsi de bien saisir le climat difficile dans lequel ils vivent, leurs craintes et leurs frustrations face à un régime qui ne leur offre pas ce qu'on leur avait promis, leur espoir d'un monde plus juste avec la chute du Mur, leur peine causée par l'exil de certains de leurs amis. On découvre aussi, grâce aux policiers du Ministère de l'Intérieur, les dessous du milieu communiste: les rumeurs de complots, l'écoute électronique, la propagande, la suspicion et la corruption. Et malgré toutes ces misères, on découvre malgré tout le grand amour des habitants pour leur île.

C'est un roman que j'ai beaucoup aimé, principalement à cause de son ton à la fois dur et tendre empreint de réalisme. Il nous permet de bien comprendre ce que pouvait être la vie à La Havane à la fin des années 80 et ce qu'elle est fort probablement aujourd'hui. J'ai aussi beaucoup apprécié les personnages qui sont tous très attachants. Il en résulte qu'on ne peut faire autrement qu'aimer le peuple cubain car l'auteur nous montre un peuple courageux malgré les aléas et les difficultés du quotidien, un peuple qui a choisi d'aimer son pays et d'être heureux malgré tout. Sans tomber dans la description ou le cours magistral, l'auteur nous raconte le quotidien de ces gens et nous permet de les comprendre. Malgré un sujet assez lourd, le roman n'en est pas moins rafraichissant.

4/5

Un titre lu dans le cadre de mon challenge 2008: Le défi Le nom de la rose dans la catégorie Livre dont le titre contient un lieu géographique.

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Et maintenant, une mise à jour de ce qui a été lu dans le cadre de ce défi s'impose

Titres lus:
1. Le Pigeon de Patrick Süskind (Livre cont le titre contient le nom d'un animal)
2. C'est le soleil qui m'a brûlée de Calixthe Beyala (Livre dont le titre contient le nom d'un phénomène météorologique)
3. Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes (Livre dont le titre contient le nom d'une plante)
4. Du bout des doigts de Sarah Waters (Livre dont le titre contient une partie du corps)
5. Olimpia de La Havane de Paul Bussières (Livre dont le titre contient un lieu géographique)

Titres à lire d'ici la fin de l'année:
1. Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux (Livre dont le titre contient le nom d'une couleur)
2. Le monde de Sophie de Jostein Gaarder (Livre dont le titre contient un prénom)

Ça avance bien, plus que deux titres à lire pour compléter mon défi! :-)))

mercredi, 16 juillet 2008

Célébrons le 400e à notre façon!

Au cas où vous n'en auriez pas encore entendu parler, je vous informe que le grand événement québécois de cette année c'est le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec! Et ça se fête en grand, avec tout plein d'événements grandioses qui ont commencé le 1er janvier dernier.

Si je vous en parle c'est que j'ai envie de vous proposer une façon de célébrer cet anniversaire et ça où que vous soyez dans le monde. Une petite célébration littéraire, ça vous dit?

Cette semaine, en furetant sur le site de la revue Le libraire, j'ai découvert un article qui énumère plusieurs romans mettant Québec en vedette. Donc, ce que je vous propose c'est de souligner les fêtes du 400e en lisant un roman mettant en vedette cette magnifique ville. Et pour les européens, ce sera une façon pour vous de visiter notre belle province et fort probablement de vous inciter à venir nous rendre visite.

Pour lire l'article et voir les suggestions de livres, c'est ici.

Et maintenant, comment ça marche!

1. Vous lisez un ouvrage mettant en vedette la ville de Québec d'ici la fin de l'année 2008. Mais ça peut être plus, je ne voudrais pas vous restreindre. ;-p
2. Vous venez indiquer ici quel titre vous avez lu afin que je puisse recenser toutes les critiques et en faire une liste avec des liens afin d'inspirer d'autres lecteurs.
3. Dans la critique, vous parlez de l'impression que vous a laissé la ville de Québec, telle qu'elle était décrite.

Alors, qui se joint à moi pour ce petit défi pas compliqué?

mardi, 15 juillet 2008

Des faits qui nous permettent de mieux imaginer la fiction

Madeleine Matou - La femme du meurtrier de Boucherville 1665-1699 de Marcel Myrea9580fb960a1c5b45a777e7eee71a43f.jpg

J'ai eu très envie de lire ce document après avoir lu Marie Major de Sergine Desjardins qui traitait sensiblement du même sujet: le sort des femmes de meurtriers en Nouvelle-France. Dans Marie-Major, j'avais été frappée par l'injustice de lois qui condamnait une femme pour les fautes de son mari. Je voulais en savoir plus et surtout mieux comprendre. J'ai donc lu ce document qui n'est pas un roman même si je l'ai lu avec autant d'avidité.

Madeleine Matou fut une femme ordinaire qui serait restée anonyme si son mari n'avait été condamné pour le meurtre d'un marchand. D'origine très modeste, elle devint rapidement servante chez une riche famille montréalaise, comme cela se faisait très souvent à l'époque. Elle eut la chance de faire un bon mariage avec Jean Hautdecœur et eut quatre enfants de lui qu'elle éleva à Boucherville. Toutefois, sa vie changea du tout au tout quand son mari se rendit coupable de meurtre et fut condamné à la pendaison. Endettée jusqu'au cou, elle fut expulsée de sa maison et se retrouva sans le sou et sans-abri. Elle se remaria mais son second époux ne semblait pas avoir beaucoup de coeur à l'ouvrage et, après s'être endetté, il quitta sa famille - agrandie de 3 autres enfants - pour aller chasser au Grands-Lacs. Madeleine Matou, vivant dans une très grande misère, mourut à trente-quatre ans en tentant de mettre son huitième enfant au monde.

Je vous le dis tout de suite, même si cet ouvrage n'est pas un roman, je l'ai tout simplement dévoré! Malgré tous les extraits de documents historiques écrits en vieux français qui rendent la lecture plus ardue, je n'ai pu m'empêcher d'enfiler les pages les unes à la suite des autres dans la même journée. L'auteur, Marcel Myre, a selon moi un véritable talent de conteur qui m'a tenue en haleine.

La grande recherche qu'il a effectuée m'a permis de mieux comprendre les conditions de vie des gens et surtout des femmes de cette époque. Il a aussi mis en lumière le fonctionnement de la justice de l'époque. Et je dois dire que j'ai été très étonnée de ce que j'ai découvert. Par exemple, pour illustrer les misérables conditions de vie de son héroïne, il nous présente l'inventaire de ses biens, peu avant son décès:

" - Une chaudière de cuivre rouge à demy usée tennant environ deux sceau d'eau.
- Sept terrines.
- Une meschante chaudière servant de mitraille toutte rompue & bossée sans anse.
- Un meschant sceau de bois de nulle valeur.
- Une petite marmitte de fer percée n,ayant que deux pieds.
- Une tinette telle quelle où il y a dedans environ douze livres de boeure.
- Une petite table avec son pliant de bois de pain (pin) de peu de valeur.
- Une meschante cassette rompue sans serrure.
- Un tarrier sans manche.
- Une meschante couverte de chien avec un meschant traversin dans lequel il y a dedans un peu de plume quy sert au service dudit René Deniau.
- une meschante camisole de carisé.
- Un berceau sans son fonçure."

C'est à se demander comment une femme pouvait s'occuper de nourrir sa famille avec si peu. Et avec tout ce que j'ai pu lire, je ne peux que me dire que cette pauvre femme a dû être souffrir beaucoup et être bien malheureuse.

Autre fait intéressant, l'auteur nous explique que les enfants de Jean Hautdecoeur, reniant leur nom, à cause des crimes de leur père qui ont dû leur causer bien des problèmes, ont choisi de prendre le patronyme du deuxième époux de leur mère. C'est pourquoi de nombreux descendants de Madeleine Matou et de Jean Hautdecoeur portent le nom Daigneault.

Donc voici une lecture que j'ai beaucoup appréciée et que je ne regrette absolument pas car elle me permettra très certainement de lire d'un autre oeil les romans historiques dont je raffole.

4/5

dimanche, 13 juillet 2008

Reconstruction en temps de guerre

Dredio de Marie-Chantale Gariépy43dab72170d8fa2b7ee758759af3f0bf.jpg

Dredio c'est l'histoire d'une reconstruction. La reconstruction de gens qui ont vécu la guerre, laquelle on ne nous le dit pas mais ça pourrait très bien se passer en Irak ou en Afganisthan. Sous nos yeux, Dredio - un jeune garçon de 9 ans - et Evaïa - 24 ans - se rencontrent après une nuit de bombardements très meurtrière. Evaïa décide de prendre le petit sous son aile étant donné qu'elle a vu ses parents mourir. Pour échapper aux prochains bombardements, ils partent sur les routes et rencontrent plusieurs personnes qui, chacune à leur façon, les aideront à passer à travers les horreurs qu'ils ont vues et vécues. Ils terminent leur périple chez un éleveur de pigeons avec qui ils recréeront une famille et tenteront de redonner une certaine normalité à leurs existences.

On dit de Dredio que c'est un conte philosophique et une leçon de guerre. Je ne suis pas d'accord et je trouve même le terme un peu abusif. Ça n'a pas le côté moralisateur que j'ai souvent rencontré dans les contes philosophiques. Mais peut-être a-t-on utilisé ce terme pour faciliter le marketing, en se disant que ça attirerait les fans de Coelho. Pour moi, c'est seulement l'histoire d'une reconstruction en temps de guerre.

Ce qu'il y a de beau dans ce roman c'est la musicalité de l'écriture de Mme Gariépy. On sent qu'elle a beaucoup peaufiné son style. Il y a un rythme dans l'écriture qui nous permet de mieux ressentir le besoin d'apaisement et d'amour de ses héros, de mieux percevoir leurs émotions. Par contre, il faut rester bien concentré pour que le rythme des mots ne nous fasse pas oublier la signification de ce qu'ils portent.

Toutefois, comme il s'agit d'un second roman, on sent que l'auteur n'a pas encore réussi parfaitement maitriser son écriture. Ainsi, en travaillant beaucoup la musicalité elle a, à mon avis, moins bien intégré l'émotion dans son texte. Il en résulte une écriture qui coule mais l'émotion qu'on voudrait nous faire ressentir n'est pas toujours au rendez-vous. À plusieurs reprises j'ai eu l'impression de ne lire que des descriptions, sans ressentir les émotions que les héros auraient dûs avoir. Un autre aspect qui m'a agacée c'est que même si Evaïa est la narratrice, à plusieurs reprises, elle exprime les émotions d'un autre personnage, comme si en fait elle était un narrateur externe à l'histoire. Ça m'a chaque fois semblé étrange et ça a un peu cassé mon rythme de lecture.

En fin de compte, j'ai trouvé cette œuvre intéressante et je suis convaincue qu'au fil des romans, le style de l'auteur se peaufinera et qu'elle nous offrira bientôt d'excellents romans à nous mettre sous la dent.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce roman, je vous invite à écouter l'entrevue de l'auteur à l'émission Le livre show. C'est d'ailleurs cette interview qui m'a donné envie de lire le roman.

3.5/5

samedi, 12 juillet 2008

Sympathique

Ces petites choses de Deborah Moggach8aff0734e7db6c0f2902e568a91060d6.jpg

Toute l'histoire débute parce que Norman Purse, le beau-père insupportable de Ravi Kapoor, se fait sans cesse renvoyer des foyers où on lui trouve une place. Et aussi parce que Ravi n'en peut plus de l'avoir chez-lui. À bout de patience et de ressources, il en parle à un de ses cousins qui est de passage à Londres. Ensembles, ils ont l'idée de créer une maison de retraite en Inde -Dunroamin-, destinée aux anglais qui ne peuvent s'offrir mieux avec leur fond de retraite. Ils feront d'une pierre deux coups puisqu'ils s'enrichiront tout en débarrassant Ravi de son beau-père pervers.

C'est donc sur des bases laissant présager beaucoup d'humour que débute ce roman. Toutefois, on se rend très vite compte que ce n'est pas la voie que l'auteur a choisi d'emprunter et cela est déstabilisant, sans toutefois être trop décevant.

Vient ensuite la présentation des autres pensionnaires du foyer. Ils sont tous attachants, chacun à leur manière, malgré leurs défauts et leurs manies. L'auteur nous présente aussi habilement les différents motifs qui les poussent à s'expatrier: l'isolement, le besoin d'aventure, le manque de ressources, l'abandon par les enfants, etc. Et le roman se termine finalement sur les retrouvailles de certaines familles, pas toujours heureuses mais ma foi très réalistes.

Après avoir terminé cette lecture, il me reste des impressions et sentiments mitigés. Je ne me suis pas ennuyée mais je n'ai pas été transportée ou impressionnée par ce que j'ai lu. J'ai aimé les personnages mais je ne suis pas parvenue à m'attacher à eux. Mais surtout, j'ai de la difficulté à m'expliquer pourquoi.

Bien sûr, l'auteur m'a désarçonnée par son type de roman. Elle nous a offert une douce satire alors que je m'attendais à une lecture humoristique et décapante. Elle m'a aussi laissée sur ma faim en nous présentant toute une galerie de personnages sans jamais pousser bien loin la découverte de l'un ou de l'autre. J'avais l'impression qu'elle voulait aller partout et que finalement, elle ne m'a pas emmenée bien loin, qu'il manquait un fil conducteur bien cerné. Il y a aussi la facilité d'adaptation des retraités au mode de vie indien qui m'a déconcertée. Leurs réactions n'ont jamais été étranges ou improbables mais j'ai tout de même beaucoup de peine à imaginer une adaptation aussi facile à la vie et au climat indien, surtout pour des vieillards. Et finalement, puisque l'auteur a choisi la satire, j'ai été déçue de ne pas la voir exploiter plus que cela le côté sombre et grinçant de son histoire: le problème du vieillissement de la population et ses conséquences sur un système de santé de moins en moins adapté et efficace. Il me semble qu'il y avait là beaucoup de matériel à exploiter.

En bref, j'ai l'impression que l'auteur s'est trop éparpillée et que son histoire, d'une certaine manière, est demeurée inachevée. Il en a résulté une lecture divertissante mais non marquante. Un roman agréable à lire mais sans plus. C'est dommage car il y avait matière à faire plus.

Plusieurs blogueurs ont aussi lu ce titre, suite à une offre faite par Le Livre de Poche. Vous verrez que les avis sont partagés. Je vous invite donc à consulter aussi d'autres critiques afin de voir si ça risque ou non de vous plaire.

3.5/5

jeudi, 10 juillet 2008

Et si, par ces jours de canicule, on allait en pensée là où il fait beaucoup plus froid

La femme en vert d'Arnaldur Indridason39828a03e690c66c772a45e06f5d943c.jpg

En banlieue de Reykjavik, l'inspecteur Erlendur enquête sur deux squelettes ayant été découverts sur un chantier de construction. Une enquête qui est loin d'avancer à son goût, car les squelettes sont déterrés par un groupe d'archéologues qui prend bien son temps. Et le tout en même temps qu'il veille sur sa fille enceinte qui est dans le coma, à la suite d'événements troublants. Et en parallèle, on suit aussi une histoire se déroulant sur le même site, pendant la Seconde Guerre mondiale. Une histoire familiale de violence et d'humiliation, vue de l'intérieur.

L'intrigue avait bien démarré, j'étais bien accrochée et j'avais envie de découvrir où cet écheveau de pistes allait me mener. Toutefois, en cours de route, j'ai trouvé que l'intrigue policière était étouffée par toutes les réflexions et tous les états d'âmes des protagonistes. J'ai eu l'impression que l'enquête ne devenait qu'un prétexte et, doucement, mon intérêt s'est émoussé. Ce n'est pas que l'histoire soit inintéressante mais, pour moi, il n'y avait plus aucun suspense. Après tout, un peu de tension n'est-ce pas ce qu'on attend d'un polar? Au final, j'ai bien aimé suivre l'évolution des héros d'Indridason mais un peu moins tout ce qu'il y avait autour.

Remarquez que plusieurs lecteurs ont aimé mieux aimé ce roman que moi. Voici les liens pour certaines critiques (il y en a aussi beaucoup d'autres, tout aussi excellentes): Yvon, Tamara, Laure et Chimère.

3.5/5

Vous trouverez par-là ma critique de La cité des jarres, premier opus de la série avec l'inspecteur Erlendur.

mercredi, 09 juillet 2008

Ça vous dirait de gagner un roman?

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Le magazine Le libraire organise un tirage en collaboration avec le groupe Hachette et les Éditions Grasset.

Ils nous donnent la possibilité de gagner un des 10 exemplaires de Chaque femme est un roman d'Alexandre Jardin.

Tout ce que vous avez à faire c'est de répondre à 6 petites questions ici.

Alors, à vos claviers!

mardi, 08 juillet 2008

Un autre blogue ayant mené à la publication

Les chroniques d'une mère indigne de Caroline Allardeb76ddae809bf2bf0650399a4078f7b2.jpg

Il y a quelques temps, je vous avais parlé de Lucie le chien, un roman tiré d'un blogue québécois et édité chez Septentrion dans la collection Hamac-carnets. Cette fois-ci, je vous parlerai de Chroniques d'une mère indigne qui a été publié dans la même collection et que j'ai trouvé tout aussi savoureux, même si le sujet n'est pas du tout le même.

Tous ceux et celles qui ont des enfants ou qui ont des amis parents connaissent le stress qu'enfanter occasionne. Tous veulent être les meilleurs parents du monde même si pour cela, ils doivent s'oublier et surtout douter constamment d'eux-même. Et c'est sans compter toutes ces "bibles parentales" qui donnent moults conseils qui deviennent bientôt des obligations et non des options. Mère indigne a choisi d'aller à contre-courant et d'accepter, je dirais même d'afficher, son indignité.

À travers ses billets, elle raconte avec humour son quotidien de maman en mettant en scène toute sa tribu: Père indigne, Fille ainée et Bébé. Elle se moque gentiment de tout un chacun, sans oublier de rire d'elle-même. Elle n'hésite pas à aborder tous les sujets, toujours avec ce ton bien à elle. Avec cette lecture sourires, rires et fous rires sont garantis! Que vous soyez ou non parent, vous trouverez certainement votre bonheur dans ce petit livre rafraîchissant.

Mère Indigne ne publie plus de nouveaux billets sur son blogue mais ses textes sont toujours en ligne. Par contre, elle a créé un autre blogue - L'off mère indigne - où elle continue à écrire des chroniques hilarantes. (merci à Venise pour cette information!) Allez y jeter un coup d'oeil!

Les chroniques d'une mère indigne s'est mérité le Grand Prix littéraire Archambault 2008.

Lu aussi par: Phil, Jules et Danaée.

4.5/5

lundi, 07 juillet 2008

Si vous avez besoin d'une lecture prenante, celui-ci est pour vous!

Le martyre des Magdalènes : Une enquête de Jack Taylor de Ken Bruen 6e7aaa92945e6c510f0c92e60486a889.jpg

Difficile de résister à un polar de Ken Bruen lorsque Cuné en parle aussi bien et même si le héros a tout de l'anti-héros: alcoolique au dernier degré, cocaïnomane récidiviste et, nouvellement accro aux pilules. Non vraiment, on se demande comment Jack Taylor fait pour résoudre ses enquêtes. Et pourtant, du début à la fin du roman, on n'arrive pas à décrocher!

Cette fois-ci, Jack n'est pas encore remis de sa dernière enquête (Toxic blues) qu'il doit rembourser sa dette à un caïd de la pègre. Pour se faire, il devra retrouver une femme: l'ange des magdalènes. Cet ange aurait, semble-t-il, sauvé la mère du caïd lorsqu'elle avait été enfermée dans ce couvent-prison. S'ajoute aussi une autre enquête dans laquelle il doit prouver qu'une femme ayant tout de la mangeuse d'homme serait responsable de la mort de son mari. Voilà du pain sur la planche pour notre détective pas très en forme...

L'enquête est déroutante car elle semble avancer plus par la chance et le travail des contacts que grâce au talent d'enquêteur de Jack. Étonnamment, malgré le peu de sympathie que devrait susciter Jack, les bons samaritains semblent se bousculer sur sa route, tous prêts à l'aider. Et puis, il y la plume unique de Ken Bruen. Une écriture à la fois simple et bourrée d'humour noir, sans compter toutes les références littéraires qui nous donnent envie de découvrir tout plein d'auteurs. Et il y a aussi Jack Taylor, ce héros qu'on devrait trouver détestable ou pitoyable et qui, pourtant, parvient à conquérir notre cœur dès les premières lignes.

Définitivement, il ne faut pas passer à côté de ce polar noir irlandais.

Lu et critiqué aussi par: Yvon et Cuné.

4.5/5

Si vous voulez lire mes critiques des deux premiers tomes de la série, c'est ici et !

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