samedi, 16 août 2008
Un endroit sublime
Les jardins de Métis
Pour tous ceux qui ont visité ces jardins et qui ont aimé, ce livre est un incontournable. Et pour ceux qui n'y sont jamais allés, ce livre vous donnera une envie furieuse de vous y rendre l'été prochain.
Dans cet ouvrage, Alexander Reford retrace la vie et la passion pour l'horticulture de la créatrice ces jardins - sa grand-mère . Comme la région se retrouve à l'intérieur d'un microclimat, elle y cultiva de nombreuses variétés jusqu'alors inconnues dans la région et ce, sur une période de plus de trente ans. Les jardins qu'elle créa sont ouverts au public depuis de nombreuses années, pour notre plus grand bonheur. Il fait aussi l'historique de leur création, abordant les bons coups et les moins bons auquels Elsie Reford a dû faire face. Quant à Louise Tanguay, une photographe que j'adore, elle s'est chargée de faire de sublimes photos qui illustrent à quel point c'est un lieu paisible et magnifique. On y retrouve aussi des photos d'époque qui nous permettent de voir l'évolution des jardins au fil du temps.
Avis au amateurs d'horticulture et de beaux endroits, vous ne serez pas déçus par ce livre, un livre magnifique!
4.75/5
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Pour ceux qui ne connaissent pas les Jardins de Métis, ceux-ci sont situés à Métis-sur-mer, un village près de la limite séparant la Gaspésie et le Bas-St-Laurent. Il sont au confluent de la rivière Mitis et du fleuve St-Laurent, dans un microclimat qui donne des conditions plus chaudes que la moyenne régionale, permettant ainsi de cultiver de plus grandes variétés de plantes.
Ce sont parmi les plus grands jardins privés du Québec, si ce n'est les plus grands.
Leur site web: http://www.jardinsmetis.com/
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jeudi, 14 août 2008
Ces femmes qui ont poussé la société à évoluer
Les accoucheuses, tome 1: La fierté d'Anne-Marie Sicotte
En 1845, Léonie et sa fille Flavie sont à contre-courant des mentalités de leur époque. Alors que le clergé prône la soumission et l'obéissance des femmes, elles tentent plutôt de s'émanciper. Léonie forme sa fille de 16 ans au métier de sage-femme ce qui fait beaucoup réagir car elle n'est pas mariée ou mère et qu'une telle profession risque de la corrompre ou de lui mettre des idées en tête. Ensuite, en compagnie d'autres femmes, elles fondent un refuge pour femmes enceintes démunies de même qu'une école de sages-femmes. Les membres du clergé et les médecins ne voient pas d'un bon œil toutes ces activités qui bousculent l'ordre religieux établi et qui concurrencent la place que convoitent les médecins auprès des femmes en couches. Heureusement, leur entourage est plus libéral et les supporte.
Ce roman, c'est plus de 850 pages que j'ai dévorées en moins d'une semaine! C'est bien simple, la Terre a arrêté de tourner le temps de ma lecture. Chaque prétexte était bon pour lire quelques pages même si le format n'est pas idéal pour de longues périodes de lecture. Un livre aussi lourd et volumineux rendait mon péché mignon - lire au lit - bien difficile. Mais je ne me plaindrai pas car, pour une fois, les caractères d'imprimerie utilisés n'étaient pas microscopiques et donc mes pauvres yeux ont été épargnés.
Mais parlons plutôt des nombreuses qualités littéraires de ce roman. Tout d'abord, l'écriture étant à la fois simple et prenante, on se fait rapidement prendre dans les filets de cette grosse brique. La prose se dévore sans qu'on ait besoin d'avoir une attention soutenue. Et puis, il y a ces héroïnes, des femmes de tête qui voient grand et qui s'assument tout en doutant souvent d'elles. De vraies femmes quoi! Même si de prime abord elles nous semblent un peu trop en avance sur leur temps, bien vite, on y croit en se disant que des femmes comme elles, il a bien dû y en avoir si la société a évolué. J'ai aussi beaucoup aimé découvrir cette période de l'histoire québécoise que je connaissais peu ainsi qu'en apprendre un peu plus sur les débuts du féminisme. C'est grâce à des femmes courageuses comme elles que nous avons maintenant accès à autant de privilèges. Il y a bien quelques longueurs mais on les oublie vite tellement tout le reste est captivant.
Un déception toutefois, le 3e tome n'est pas encore paru et il me sera bien difficile d'attendre jusque là!
4.75/5
Lu et critiqué par Carole, Grominou, Jules et Venise.
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mercredi, 13 août 2008
Finalement le ciel était plutôt bleu gris...
Je suis de retour de mon séjour éclair dans la nature. Même si le soleil n'a pas daigné montrer son nez autant que je l'aurais voulu, la pluie n'a pas trop limité nos activités et j'ai pu faire le plein d'air pur.
Au programme, une promenade sur la plage qui devait être une balade de santé mais qui s'est révélée être de l'escalade extrême! Dommage, je n'ai pas vraiment de photo de la partie où nous devions escalader car j'étais trop occupée à ne pas tomber. Pour ce que ça a donné d'ailleurs... Fidèle à ma réputation, j'ai pris une petite débarque et je me suis retrouvée le derrière à l'eau. Très bon pour mon égo! Et je ne vous parle pas des courbatures...

Ça c'était la période calme.

Et voici le début de la section escalade qui a duré un bon 3 km à sauter de pierre en pierre quand il ne fallait pas s'agripper pour monter ou descendre.
Et comme chaque année, j'ai visité les Jardins de Métis que je trouve si magnifiques.



Et voici un petit vilain qui avait décidé de voler le goûter de quelqu'un d'autre...

C'était donc un survol rapide de mon séjour à Rimouski.
15:45 Publié dans Blabla | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
samedi, 09 août 2008
Allons voir ailleurs si le ciel est plus bleu

Je repars une petite semaine, en espérant qu'ailleurs au Québec, il fera plus beau qu'ici!
Je serai donc moins présente sur mon blog même si je passerai faire un tour de temps en temps...
Et cette fois, je vous rapporterai des photos! J'ai eu un nouvel appareil photo, en remplacement de celui qui a rendu l'âme en Grèce...
Crédit photo: http://www.rimouskiweb.com/
07:45 Publié dans Blabla | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
vendredi, 08 août 2008
Encore une fois, la guerre et ses ravages
Parfum de poussière de Rawi Hage
Georges et Bassam sont amis depuis leur enfance. Ils ont fait les 400 coups ensemble et continuent de les faire. Et malgré la guerre civile qui sévit au Liban depuis plusieurs années, ils essaient de profiter de leur jeunesse, avec toute l'insouciance que cela implique. Ils ont chacun leur boulot: Bassam est débardeur au port et George travaille dans un bar avec machines à poker tenu par la milice. On suit le destin des deux jeunes hommes qui ont toujours crû que jamais la vie ne pourrait les séparer. On suit aussi leur quête d'amour, de bonheur et d'espoir en une vie meilleure qu'il tenteront d'atteindre, chacun à leur manière.
À bien des niveaux, ce roman m'a fait penser au Chemin des âmes de Joseph Boyden que j'ai lu il y a quelques mois. En effet, le canevas du roman est assez semblable: deux amis inséparables qui vivent la guerre mais y réagissent différemment. Toutefois, comme le roman de M. Boyden avait été un immense coup de coeur, la marche était haute pour le roman de Rawi Hage. Mais, je dois dire qu'il a su soutenir la comparaison de belle façon, même si je n'ai pas aimé autant.
Au départ, j'avais un peu peur de lire deux romans avec une intrigue aussi similaire, peur que ça ait l'air d'avoir été remâché. Pourtant, ce ne fut pas le cas. Même si certains points sont semblables: l'époque, les lieux et la personnalité des héros sont très différents et font que les romans ne se ressemblent pas tant que ça. Par contre, les deux oeuvres se ressemblent suffisamment pour qu'on soit tenté de comparer. Et Parfum de poussière est moins bon que Le Chemin des âmes, principalement à cause du style de l'auteur. J'ai souvent eu l'impression qu'il y avait beaucoup de verbiage inutile, l'impression d'être inondée sous des mots qui n'étaient pas toujours nécessaires. Parfois, le procédé était efficace mais bien souvent, ça me dérangeait.
D'un autre côté, c'est un roman très fort sur la réalité de la guerre et ses impacts sur les gens qui la vivent au quotidien. Il est impossible de le lire sans se questionner et sans être attristé par tous ces rêves brisés et toutes ces vies gâchées à jamais. Mais surtout, on se demande: pourquoi toute cette violence, finalement?
En somme, il s'agit d'un roman d'émotions que j'ai beaucoup apprécié, après être passée par dessus les quelques lourdeurs de son style.
4.25/5
Les critiques de Catherine, Jules, Éric, Danaée et Venise, entre autres, qui l'ont lu pour La Recrue du Mois.
19:45 Publié dans Littérature québécoise | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 04 août 2008
Ça décape!
Big Bang de Neil Smith
Publié chez Les Allusifs, Big Bang a été écrit par un canadien anglais vivant à Montréal, ce qui est assez rare pour cet éditeur qui publie surtout des auteurs étrangers. Qu'à cela ne tienne, le recueil de nouvelles n'en est pas moins intéressant!
Big Bang c'est en fait huit nouvelles, toutes un peu étranges et déroutantes, surtout par leur humour noir, qui décape et fait réfléchir, tout en nous faisant sourire. Ce sont aussi des nouvelles qui nous surprennent par le choix des sujets, si peu conventionnels.
Voici un aperçu subjectif des thèmes abordés: une femme qui accouche prématurément d'un enfant qu'elle avait choisi d'élever seule, un jeune orphelin de père qui se questionne sur les intentions de son nouvel ami (ma préférée!), une petite fille atteinte d'une maladie rare qui la fait vieillir à vitesse grand V et rajeunir encore plus vite, des étudiants qui tentent tant bien que mal de se remettre d'une fusillade ayant eu lieu sur leur campus, des cancéreux en rémission qui se regroupent afin de comprendre le pourquoi de leur guérison, une femme faisant partie des AA qui tente de s'habituer au départ de son fils vers sa propre vie et aussi la dernière du recueil... Celle-là je dois dire qu'elle m'a laissé sur ma faim puisque je ne l'ai pas vraiment (pour ne pas dire pas du tout) comprise... Il s'agit des états-d'âme d'une paire de gants qui finit par se retrouver en compagnie d'un pied, détaché du reste du corps. Vraiment bizarre comme sujet et aussi comme écriture. Je suis encore perplexe!
Voici donc un recueil différent qui vous fera certainement voir les situations présentées d'un oeil auquel vous ne vous seriez pas attendu!
3.5/5
Les avis de Lily et Antigone.
10:40 Publié dans Contes et nouvelles | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
dimanche, 03 août 2008
Pour ce qu'on lui a refusé
La fausse veuve de Florence Ben Sadoun
Présentation de l'éditeur
"Aujourd' hui je suis plus vieille que toi alors que j'avais neuf ans de moins que vous ...' Ainsi commence le roman de 'La Fausse Veuve'. Tutoyant et vouvoyant dans la même phrase son amant disparu, l'héroïne lui raconte, et nous raconte, dix ans après, l'histoire qui lui a été volée. Ce que furent leur amour, leurs moments de bonheur, et aussi le désespoir, leurs muets tête-à-tête à l'hôpital quand, victime d'un grave accident cérébral, il s'écroule et se réveille paralysé et privé de parole."
La fausse veuve est un roman (même si après la lecture on se demande vraiment s'il ne s'agit pas plutôt d'un journal intime ou d'une autofiction) qui nous présente l'autre côté de la médaille, celui de l'entourage du malade, lorsque celui-ci se retrouve paralysé, sans possibilité de communiquer avec l'extérieur. Et cet autre point de vue n'est pas ordinaire, c'est aussi celui de celle qui ne sera jamais "l'officielle". Car, même si son homme a quitté sa femme, elle restera toujours la maîtresse et donc celle à qui on refuse le droit de vivre sa peine. Il en résulte que, dix ans après sa mort, elle ressent un besoin criant de nous faire savoir qu'ils ont vraiment été amoureux et qu'elle l'a accompagné jusqu'à la fin, comme une vraie épouse.
J'ai beaucoup aimé plusieurs aspects de ce court roman et particulièrement les émotions de l'héroïne qui sont palpables tout au fil de la lecture. Je n'ai pu m'empêcher de partager sa souffrance de ne pas être reconnue, de ne pas avoir le droit d'avoir de la peine, de ne pas être informée de la situation de son conjoint et de n''avoir pas voix au chapitre.
D'un autre côté, j'ai parfois eu de la difficulté avec la chronologie. Je comprend que dans la douleur, on perd parfois le fil du temps mais il n'empêche que cela a parfois rendu ma lecture plus ardue.
Mais il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un très bon roman!
Je remercie les Éditions Denoël et Chez les Filles pour cet envoi.
4/5
Plusieurs bloggeuses l'ont lu aussi. Il y a entre autres: Lily, Praline, Lo et Aelys.
17:00 Publié dans Romans contemporains | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note














