vendredi, 24 avril 2009
Il est parfois difficile de recoller les morceaux
Charlémoi de Christine Jeanney
Un écrivain en pleine crise existentielle s’exile dans un chalet afin de faire le point, et peut-être aussi d’écrire. Il veut publier un « vrai » livre, pas un roman pour la jeunesse comme tout ce qu’il a fait jusqu’à maintenant. Il nous révèle son état d’esprit par le biais de fragments de son passé, distillés au compte-goutte et dans le désordre, afin que nous recollions les morceaux du casse-tête qu’est sa vie en même temps que lui.
Autant le dire tout de suite, et à mon grand regret, je n’ai pas du tout apprécié ce roman. J’ai eu l’impression de me lancer dans un casse-tête de 5000 morceaux tous plus ou moins de la même couleur. Pour qui me connait, ce n’est pas bon signe car ma patience pour ce genre de hobby est inexistante. Il en a donc résulté un état de frustration qui a perduré presque tout le long de ma lecture. La frustration de nager en plein brouillard, la frustration de ne rien comprendre et la frustration de me sentir complètement nouille parce que j’avais lu tellement de bien sur ce roman ont fait que je n’ai pas pu apprécier ma lecture. Il y a bien les derniers chapitres où j’ai enfin commencé à y voir un peu plus clair mais le mal était fait, j’avais perdu l’envie d’aller plus loin et j’ai terminé ma lecture avec la hâte d’en finir.
Dommage…
2/5
ArHsens éditions, janvier 2008, 154 pages.
Les avis beaucoup enthousiastes que le mien de Cathulu et Cuné.
Et surtout, un gros merci à Cuné qui a travaillé très fort pour me trouver ce titre!
04:05 Publié dans Romans contemporains | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : livre, littérature, écrivain, crise existentielle
mercredi, 22 avril 2009
Une enquête qui n'est qu'un prétexte
La Multiplication des Princes de Nicolas Paquin
Une fois n’est pas coutume mais comme je suis un peu paresseuse ce soir, je vous recopie la quatrième de couverture de ce roman, plutôt que d’en faire le résumé.
« Une ministre des Communications opère un réseau de jeunes prostituées.J’ai déniché par hasard ce roman à la librairie et je l’ai pris car le nom de l’auteur me disait quelque chose et que la quatrième de couverture m’intriguait. Il s’agit en fait du premier roman d’un jeune auteur de ma région et je vous avoue que j’ai bien aimé ma lecture malgré quelques petites choses qui m’ont agacée.
Un single oublié fait surface chez un disquaire curieusement branché.
Épuisé, le premier album de la jeune formation The Hint continue à se vendre chez Thisdale.
Étudiant et tombeur malgré lui, le journaliste sans emploi Abel Bates se démène corps et âme (corps, surtout!) pour délier cette série d’événements troubles.
La Multiplication des Princes est un roman rythmé aux enchaînements efficaces, de ces romans qu’on préfère terminer avant de penser à se coucher. »
J’ai souri à tous les clins d’œil (le mot est même faible) au monopole du groupe Québecor. D’ailleurs, si jamais Pier-Karl Péladeau lit ce roman, il n’appréciera probablement pas… J’ai aussi apprécié le ton ironique, grinçant et même cinglant de l’auteur. Le tout sur un fond d’enquête qui est plus un prétexte qu’autre chose mais ça nous convient parfaitement car le roman capte notre attention du début à la fin. Et puis, j’ai beaucoup souri à la présence de ma ville dans un roman. Comme ce n’est ni une grande métropole, ni un lieu avec une quelconque notoriété, ça n’arrive pas très souvent et c’est toujours amusant de voir les lieux où l’on passe tous les jours avec les yeux d’un autre. Le roman prend alors une couleur particulière.
Par contre, il y a plusieurs choses qui m’ont dérangée. Tout d’abord, les très nombreuses fautes qu’on retrouve un peu partout dans le roman. Comme si le manuscrit avait été révisé à la va vite pour respecter un quelconque délai. Ça ne nuit pas à la compréhension mais il y a un manque de peaufinage qui m’a dérangée. Quand je paie pour un ouvrage, j’aime avoir le sentiment qu’on m’offre un produit de qualité et ici, à mon avis, ça a manqué. Cependant, le roman est captivant et cela n’enlève rien au talent de raconteur de son auteur. Un autre détail qui a fini par m’agacer, même si au départ ce n’était pas le cas, c’est la trop grande présence de scènes sexuelles. Je n’ai rien contre des passages plus osés mais ici, à la longue, j’avais le sentiment qu’il y avait du sexe pour du sexe, sans que ça soit utile pour faire avancer l’intrigue ou pour nous permettre de mieux saisir la personnalité du héros. Bref, j’ai eu une impression de « trop c’est comme pas assez ».
Au final, malgré les défauts de ce roman, je ressors avec l’envie de lire le prochain livre de ce jeune auteur car j’ai eu l’impression que son écriture allait se bonifier avec le temps. L’avenir me dira si j’avais raison!
3/5
Éditions de la Contrescarpe, octobre 2008, 159 pages.
19:57 Publié dans Littérature québécoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, littérature, premier roman, journaliste, enquete
lundi, 20 avril 2009
Ces petits plaisirs...
Cuné nous a présenté les siens et m'a donné envie de faire de même.
Un plaisir que l'on partage ?
Une bonne bouteille de vin et un bon repas savourés entre amis
Un plaisir d'enfance ?
Tous les repas maison que maman nous préparait. Ça n’est jamais aussi bon quand c’est quelqu’un d’autre qui les prépare
Un plaisir odorant ?
Les fleurs du jardin, surtout au printemps, qui m’emmènent ailleurs l’espace de quelques instants
Un plaisir égoïste ?
Mes interminables douches brûlantes du matin qui gaspillent toute l’eau chaude
Un plaisir de l'oreille ?
Le silence. Ça me calme après des journées passées avec des ados
Un plaisir charnel ?
Je pense que je vais me garder une petite gêne…
Un plaisir inconnu ?
Pouvoir dépenser sans compter et sans culpabilité
Un plaisir du goût ?
Les fruits de mer et le poisson sous toutes leurs formes
Un plaisir anachronique ?
Ressasser des souvenirs d’enfance avec mes amis de cette époque
Un plaisir qui ne coûte rien ?
Un sourire ou une bonne blague
Un plaisir honteux ?
Dire du mal des élèves qui nous énervent, entre deux cours, avec les collègues. On se sent coupable mais ça soulage !
Un plaisir hors de prix ?
Tous les voyages dont je rêve et que je ne peux me permettre de faire…
Un plaisir défendu ?
Relaxer, étant donné que ma pile de copies à corriger est vertigineuse
Un plaisir surestimé ?
La satisfaction après un entraînement au gym
Un plaisir à venir ?
Les vacances ! Plus que 31 jours de classe !
Un plaisir du toucher ?
Caresser ma petite pitoune «Belle ». J'en profite étant donné que sa fin approche
Un plaisir de l'esprit ?
Une séance « d’ostinage », juste pour le plaisir de voir qui aura le dernier mot
Un plaisir narcissique ?
Tous les petits pots de crème que j’achète à prix d’or et qui, dans les faits, n’ont que peu d’effets
Un plaisir simple ?
Un café accompagné d’un bon livre, un dimanche matin où on n’a rien à faire
20:16 Publié dans Blabla | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
dimanche, 19 avril 2009
Un vent de passion sans aucune ombre au tableau
L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
Un gros coup de coeur! Et pourtant, j’avais déjà commencé ce livre auparavant mais décroché au bout d’une cinquantaine de pages. À l’époque, je m’étais dit que ce n’était probablement pas le bon moment… Mon instinct ne m’avait pas trompée car à ma deuxième tentative, ce fut le GRAND coup de foudre. C’est mon premier gros coup de cœur de l’année!
L’intrigue est loin d’être simple mais la lecture n’est pas pour autant ardue. À Barcelone en 1945, le jeune Daniel Sempere découvre le Cimetière des Livres Oubliés, un lieu que seuls les initiés connaissent et que son père lui fait connaître. La tradition veut que tout nouveau visiteur y adopte un livre méconnu et tente de le sauver de l'oubli. Daniel choisira "L'Ombre du vent" de Julian Carax. Par curiosité, il se renseigne sur la vie et sur le reste de l’œuvre de l’auteur, ce qui l’entraînera dans toute une série d’aventures, parfois dignes d’un polar, à d’autres moments poétiques, plus tard initiatiques et même fantastiques. En fait ce roman est comme un diamant avec de multiples facettes, dépendamment de la lumière avec laquelle on le regarde, il change du tout au tout.
Ici et là, des lecteurs ont mentionné que le roman avait parfois quelques longueurs. Personnellement, je n’ai absolument pas eu cette impression. Au contraire, j’ai trouvé que chaque parenthèse, chaque digression et chaque anecdote apportait plutôt de la profondeur et de la richesse au récit. Dans la première moitié, l’auteur tisse sa toile avec tout plein de détails sans lien apparent. J’ai adoré qu’il me lance sur toutes sortes de pistes ne menant à rien, comme dans un bon polar. C’est à partir de ce moment, j’ai été accro. Et par la suite, quand il dénouait les fils de son intrigue, je n’ai pu que me laisser porter. Mais surtout, j’ai trouvé jouissif cet amour des livres et de littérature qui poussait le jeune héros à aller au bout de ses intuitions, malgré la peur. En somme, j’ai été envoûtée par ce roman, et le temps de ma lecture, la Terre a arrêté de tourner.
5/5
Le Livre de Poche, janvier 2006, 636 pages.
En surfant sur le Net (mais je ne sais plus où!), j’ai découvert que le deuxième roman de Carlos Ruiz Zafon paraîtra bientôt en français. Avis aux intéressés!
19:33 Publié dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : livre, litterature, espagne, guerre civile, suspense
dimanche, 12 avril 2009
Si le bonheur (ou le malheur) se conjuguait
Être d’Éric Simard
Voici un recueil de nouvelles dont vous avez peut-être entendu parler ici et là sur la blogosphère québécoise. Les avis étaient d’ailleurs très positifs. C’est donc avec plaisir et enthousiasme que j’ai débuté la lecture de ce recueil de nouvelles d’un auteur que je ne connais que de nom même si je lis régulièrement ses carnets.
Le recueil comporte une quinzaine de nouvelles qui ont toutes un verbe à l’infinitif comme titre et tous ces verbes sont reliés à l’existence, à « être ». J’ai d’ailleurs trouvé que le thème était plutôt bien trouvé. Il n’est pas toujours facile de trouver un fil conducteur entre les nouvelles d’un recueil mais cette fois, ça coulait tout seul.
Par contre, j’ai été moins emballée par les nouvelles, ce qui se confirme par le fait que maintenant que le moment est venu de rédiger mon billet, j’ai oublié la grande majorité d’entre elles et que comble de malchance, je n’ai plus le recueil sous la main… Il y a bien quelques histoires que j’ai appréciées mais j’ai tout de même eu l’impression que plusieurs finissaient en queue de poisson, à moins que je n’aie pas compris où l’auteur voulait en venir ou l’émotion qu’il voulait nous transmettre. Pourtant, ce n’est pas parce que le style laisse à désirer, au contraire, la plume avait quelque chose. Mais malheureusement ce style ne m’a pas beaucoup touchée, malgré toutes les qualités de l’ouvrage.
Le recueil est maintenant parti faire un tour en Europe et je vous laisse découvrir celles qui le liront et auront envie de vous en parler.
3.5/5
Septentrion, février 2009 , 162 pages.
Des avis plus positifs que le mien : Jules, Venise et Uncoindeblog.
21:21 Publié dans Littérature québécoise | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : livre, littérature, nouvelles, québec
mercredi, 08 avril 2009
Georgia on my mind
Angus, thongs and full-frontal snogging, Confessions of Georgia Nicholson de Louise Rennison
Après que Karine et Cuné nous aient fait les éloges de cette série, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller y jeter un coup d’œil et je suis très heureuse d’avoir cédé à leurs avis tentateurs! Ce roman est le premier tome d’une série que je compte bien poursuivre, du moins tant que l’envie sera là.
C’est la vie de Georgia Nicholson, une adolescente de 14 ans vivant en Angleterre. Évidemment, comme la plupart des ados, elle a une nette tendance à l’exagération, tirant même vers la paranoïa, à propos de ses amours ou de ses envies et lubies du moment. Elle a aussi un regard à la fois lucide et humoristique sur son entourage. Bien sûr, avec un tel tempérament, le quotidien ne peut pas être ennuyant! Nous la suivrons donc au jour le jour, en compagnie de Angus-le-chat-rottweiler, ses amies pas plus équilibrées, son père qui veut aller vivre en Nouvelle-Zélande (et donc ruiner sa vie à elle) et sa petite sœur qui ne rate jamais aucune occasion de lui réserver une surprise.
La plus grande force de ce roman réside dans son humour. Impossible de résister au ton mordant et incisif de Georgia. Impensable aussi de ne pas retrouver nos états d’âmes et inquiétudes d’adolescente tellement le sujet est intemporel et traité avec réalisme. Pendant ma lecture, jamais je ne me suis ennuyée et très souvent, je me suis surprise à éclater de rire.
Ce fut vraiment une lecture très très agréable!
Cuné en a dit : « on trouve dans ce premier tome ce qu'on est venu y chercher : l'outrance de l'adolescence, la fixation sur de minuscules détails et tout ce qui fait que cette période est un drame théâtral plein de fougue et de crises de larmes. »
Et Karine dit : « Elle m'a vraiment fait rire avec ses plans de nègre, ses réflexions saugrenues et ses solutions complètement folles aux graaaandes misères quotidiennes d'une ado de 14 ans!! »
4.5/5
Harper Collins Publishers, 1999, 247 pages.
23:31 Publié dans Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : livre, litterature, adolescence, angleterre, amour
dimanche, 05 avril 2009
La musique qui adoucit les moeurs
Mon cri pour toi de Micheline Duff
Un bon jour, Madame Piano qui donne des cours en privé décide de faire du bénévolat dans un centre de détention alors qu’elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Ce qu’elle y découvre la surprend car plus que des méchants, ce sont surtout des écorchés cachant de profondes blessures qu’elle rencontre. Elle s’attache à eux et au fil du temps, le piano devient un prétexte et parfois un accessoire tant les hommes ont besoin de se confier, de partager. Elle est particulièrement touchée par l’histoire d’un de ses élèves : Christian. Dans ce roman, elle a choisi de lui prêter sa voix. Il s’agit d’un condamné à vie qui purge sa peine dans le même pénitencier que son père. Il lui a un jour révélé qu’il avait un cri qu’il ne parvenait pas à faire sortir, bloqué au fond de sa gorge. Se prenant d'amitié pour lui, elle décidera d'écrire son histoire. L’auteure nous présente aussi ce milieu méconnu et mystérieux qui n’est pas que ce que l’on entend aux nouvelles. Par la même occasion, elle nous fait rencontrer d’autres prisonniers et en profite pour faire tomber nos préjugés et soulever les tabous.
Bien qu’il s’agisse d’un roman, on ne peut s’empêcher d’essayer de distinguer le romancé du réel car elle a elle-même avoué qu’il y avait du vrai et du vécu dans ce roman. On sent que l’auteur maitrise bien son sujet et qu’elle sait de quoi elle parle et ça augmente définitivement notre plaisir de lecture. Sa vision nous démontre clairement que la vie dans un pénitencier n’est absolument pas ce qu’on imagine. Que les gens qui s’y retrouvent ne sont pas que des gros durs insensibles et irrécupérables. Mme Duff parvient à nous prouver qu’ils sont, comme nous, le fruit de leur parcours de vie et que certains d’entre eux commencent leur existence avec 3 prises avant même d’avoir joué le jeu de la vie.
Mais ce qui m’a le plus touchée c’est l’utilisation de la musique comme outil d’approche et de communication. On dit souvent que la musique adoucit les mœurs et ce roman en est vraiment la preuve. C’est touchant de lire que même un gros dur peut prendre plaisir à jouer du piano et surtout pleurer à l’écoute d’une pièce émouvante. Il en résulte donc un roman simple et sincère.
Mon seul bémol c’est que vers la fin on commence à avoir l’impression que l’intrigue devient un peu mielleuse, qu’il y a un peu trop de « au fond tout le monde il est beau et il est gentil » et on en vient à décrocher un peu. Autre désagrément : la couverture n’est vraiment pas tentante. Je ne comprends vraiment pas comment l’éditeur a pu choisir ces fleurs. Je suis perplexe car au premier regard j’ai presque pensé qu’il s’agissait d’un ouvrage de psycho-pop. Il me semble qu’il y aurait eu une infinité de couvertures possible beaucoup plus inspirantes et surtout reliées au thème abordé. Toutefois, comme je suis loin d’être spécialiste du sujet, je ne peux critiquer trop fort, seulement dire que personnellement c’est loin de m’avoir donné envie de découvrir ce titre et que si je l’avais vu en librairie sans connaitre le sujet réel, je ne l’aurais probablement pas acheté.
3.5/5
L'entrevue du Livre-show qui m'a donné le goût de lire ce roman
00:29 Publié dans Littérature québécoise | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : livre, litterature, piano, musique, prison, penitencier
vendredi, 03 avril 2009
Chaque quête a un prix...
Eldorado de Laurent Gaudé
Dans le passé, écrits par Laurent Gaudé, j’ai lu Le soleil des Scorta et La mort du roi Tsongor et j’avais adoré. Je ne sais pourquoi mais la plume de cet auteur vient me chercher et, peu importe l’univers, elle me transporte. Cette fois, ce fut encore une fois le cas et je prédis déjà que ce n’était pas le dernier titre de M. Gaudé que je lisais!
En gros, l’histoire pourrait être résumée comme suit… Un commandant de navire qui patrouille les côtes italiennes à la recherche d’immigrants clandestins depuis plus de vingt ans voit sa vie chamboulée lorsqu’une survivante d’un des bateaux qu’il a interceptés lui raconte son histoire. Il se met alors à douter de l’utilité de sa vie et décide d’entreprendre un long voyage, une quête. Son histoire s’intercale avec celle d’un soudanais qui quitte tout dans l’espoir de gagner l’Europe, et une vie meilleure.
En lisant ce récit, j’ai été touchée par le désespoir de ces gens qui quittent tout, utilisent toutes leurs économies et trop souvent, risquent leur vie en espérant une vie meilleure. Pas extraordinaire, juste meilleure et vivable. Ce roman m’a permis de réaliser tout le courage qu’il faut à ces gens pour se lancer ainsi sur les routes, sans vraiment savoir ce qui les attend au bout du chemin. Mais surtout, j’ai trouvé que l’auteur avait choisi le ton qu’il fallait. Je n’ai pas pu m’empêcher d’être émue par le destin de ces hommes et de ces femmes qui cherchent leur « eldorado ».
Ce roman est d’actualité, peu importe le moment où on le lit, l’endroit où on vit car, un meilleur destin, tout le monde en rêve.
4/5
Actes Sud, août 2006, 237 pages.
Les avis de Laurent, Chiffonnette et Essel.
21:11 Publié dans Romans contemporains | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : livre, littérature, immigration, clandestin














