vendredi, 12 juin 2009
Une nouvelle forme de recyclage…
À ma grande surprise, j’ai découvert sur le site de la revue Le libraire qu’une nouvelle entreprise de recyclage pour le moins inusitée a vu le jour aux États-Unis.
Plutôt que de recycler le verre, le métal ou le plastique, la société Thrift Recycling Management (TRM) se spécialise plutôt dans le recyclage de livres. Ils ont d’ailleurs installé des dizaines de milliers de bacs bleus un peu partout aux USA.
Le concept derrière tout ça? On dépose les livres dont on veut se débarrasser dans les bacs et la compagnie en dispose de l’une des trois façons suivantes : acheminement vers des usines de pâtes et papiers, don à des organismes à but non lucratif comme ceux faisant de l’alphabétisation et le reste sera vendu (environ 24%) sur des sites comme E-bay ou Amazon.
Ce qui m’inquiète c’est le tort que ce genre de compagnie peut causer aux petits organismes qui subventionnent en partie leurs activités avec la vente de livres. Par exemple, près de chez moi, un Centre d’alphabétisation finance ses activités avec un centre du livre usagé où il est possible de faire des découvertes extraordinaires. Des compagnies comme Thrift Recycling Management mettront-elles en péril la survie de ses organismes essentiels? Il est important de se poser la question.
01:09 Publié dans Sur le web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : livre, recyclage, osbl
mercredi, 10 juin 2009
L'Islande, mais pas celle de Reikjavik
Le cadavre dans la voiture rouge de Olafur Haukur Simonarson
Quatrième de couverture
« Divorcé, chômeur, Jonas accepte un poste d’instituteur dans un petit port perdu au nord de l’Islande. Il espère y mener une vie paisible, loin des hommes, mais la réalité s’avère un peu plus lugubre. Sourire hypocrites, intimidations, menaces, tentatives de meurtre… Dans le brouillard islandais, ce lieu supposé être un havre de paix ressemble furieusement à un traquenard! »
Alléchée par le fait que ce roman avait mérité un prix et par une folle envie d’en découvrir le plus possible sur ce pays que je visiterai l’été prochain, j’ai acheté Le cadavre dans la voiture rouge sur un coup de tête, alors que je n’en avais jamais entendu parler. Dès les premières pages, j’ai été déroutée. Tout d’abord, et à plusieurs reprises, par la traduction qui m’a semblée étrange. Était-ce dû à la version originale ou à la traduction? Je ne saurais le dire. Puis, j’ai remarqué plusieurs petites coquilles dans le texte. C’était fini. Mon plaisir de lecture était gâché. À partir de cet instant, j’ai lu le roman avec mon œil de lynx plutôt qu’avec un esprit ouvert de lectrice avide de découvertes et je n’ai pas apprécié autant.
Pourtant, plusieurs éléments de l’intrigue sont bien trouvés et ne sont pas communs. En plus, l’auteur réussi très bien à créer une tension palpable entre les héros, cet étranger, et les gens du cru. J’ai aussi beaucoup aimé découvrir l’Islande des régions éloignées, plutôt que celle de la capitale, découverte avec Arnaldur Indridason. Mais, malheureusement, j’ai trouvé que plusieurs personnages manquaient de profondeur ou étaient stéréotypés et ça m’a empêchée d’adhérer complètement.
C’est donc une découverte intéressante, mais sans plus.
3/5
Traduit de l’islandais par Frédéric Durand
Office franco-norvégien, Presses universitaires de Caen, 1997, 232 pages et Points (Seuil), février 2009, 284 pages.
Ce roman a remporté le Prix de littérature nordique des Boréales de Normandie en 1997.
Lisez aussi l’avis d’Yv qui rejoint le mien, tout comme celui retrouvé sur Les chroniques de l’imaginaire.
23:02 Publié dans Polars et suspenses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : livre, litterature, polar islandais, litla sand, roman noir
lundi, 08 juin 2009
Invitation au voyage
J'ai reçu dernièrement mon Entre les lignes, un magazine auquel je suis abonnée et que j'adore découvrir chaque trimestre, surtout pour ses dossiers. Cette fois-ci, le thème est Le pouvoir des livres - Quand la fiction transforme la réalité. Plus précisément on y parle des livres et des auteurs qui nous donnent envie de découvrir des coins de planète.
À l'intérieur, tout plein d'articles tous plus intéressants les uns et que les autres que j'ai dévorés en quelques heures. Voici ceux qui ont particulièrement retenu mon attention.
Et en plus, ils ont eu une idée intéressante pour nous inciter à faire découvrir le magazine à des amis. Pour chaque abonnement d'un an offert à une tierce personne, ils renouvellent notre abonnement pour la même durée! Je sais déjà à qui je vais offrir la possibilité de découvrir leur magazine...
06:01 Publié dans Dans la mire | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : entre les lignes, magazine, livre, littérature, voyage, ces livres qui font voyager, suggestions de lecture
samedi, 06 juin 2009
Un nouveau talent à découvrir
L’avant-dernière chance de Caroline Vermalle 
Les effets de son âge (83 ans) commençant de plus en plus à se faire sentir, Georges décide de profiter des vacances de sa fille qui a l’habitude de le surprotéger pour partir en voyage et vivre un peu d’aventure. Il part donc sur les routes de France en compagnie de son voisin et ami Charles. Leur itinéraire c’est Le Tour de France, en voiture. De son côté, sa petite-fille Adèle, qui a depuis belle lurette perdu de vue le vieil homme, s’est vue confier la surveillance du grand-papa et découvre son projet de voyage. Comme elle doit veiller sur lui mais qu’il sera difficile de le surveiller de près puisqu’elle est à Londres, Adèle fait promettre à son grand-père de lui communiquer les nouvelles par son portable. L’aventure permettra aux deux protagonistes de se réapprivoiser, après une longue séparation.
Je ne peux pas vous dire à quel point ce roman m’a touchée! Au départ, j’étais un peu sceptique et je craignais que la contrainte d’écriture - inclure d’une quelconque façon le langage des SMS ou des messageries instantanées - nuise à la qualité de l’œuvre. Au contraire, tout au long de ma lecture, je n’ai pu qu’apprécier la façon habile par laquelle cela avait été intégré au récit. J’ai été profondément émue par les retrouvailles du papy et de sa petite-fille, de voir l’affection renaître. J’ai aussi beaucoup rigolé lorsque le vieil homme s’est mis à apprendre à utiliser la technologie. Ça m’a beaucoup rappelé comment c’était quand mon père s’y est mis, lui aussi, il y a quelques années. Mais surtout j’ai été bouleversée par la finale. J’ai pleuré longtemps, et ça ne m’arrive pas souvent en lisant. Pas des larmes de tristesse, juste parce que je trouvais l’histoire belle et touchante. Bien sûr, certains diront que l’intrigue était prévisible mais personnellement, j’ai trouvé que c’était aussi ce qui devait arriver, que je n’avais pas envie qu’on me surprenne avec une finale imprévue. D’une certaine façon, j’ai retrouvé dans cette histoire ce qui m’avait tant plu dans Ensemble c’est tout d’Anna Gavalda. Et puis, en tant que fan du Tour de France qui suit l’épreuve à la télé chaque été, j’ai adoré pouvoir suivre le fil de l’histoire dans ces lieux que j’ai vu dans de toutes autres circonstances.
Je suis donc vraiment emballée par ma lecture et j’ai déjà hâte de lire le prochain titre de l’auteure, qui ne tardera pas trop j’espère!
D’ailleurs, je vous invite à visiter son blog où vous pourrez suivre l’évolution de son prochain roman – Le vent se lève tard.
4.5/5
Caroline Vermalle s'est mérité le prix Nouveau Talent 2009 pour ce roman.
Éditions Calmann Lévy, mars 2009, 245 pages.
17:24 Publié dans Romans contemporains | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : livre, littérature, un baume pour l'âme, relations intergénérationnelles, prix nouveau talent 2009














